01-04-2025 13:32 - Relocalisation en Mauritanie des «moyens aériens déployés » par la France au Sénégal : De quels moyens s’agit-il?

La Dépêche - «La Mauritanie voisine figure en bonne place parmi les potentiels points de chute» des moyens aériens français jusqu’ici déployés au Sénégal notent allègrement nos confrères de AfricaIntelligence évoquant l’éventualité d’une délocalisation desdites forces françaises en Afrique de l’Ouest.
Mais à y regarder de plus près l’info s’apparente à une véritable fakenews, au mieux un poisson d’avril. Les sénégalais assurent pour leur part que les quatre emprises françaises sur leur sol sont désormais presque vides à l’exception de Rufisque où les infrastructures héritées des français devraient servir aux besoins de formation militaire.
Tout le monde s’accorde donc sur la drastique réduction des forces françaises stationnées au Sénégal au « pôle opérationnel de coopération» français à vocation régionale à Dakar, fort de 400 militaires et civils des éléments français au Sénégal (EFS).
Car, depuis 2011 et la fermeture de la base aérienne de Ouakam à Dakar plus aucun avion français n’est stationné au Sénégal où l’aéroport L.S. Senghor servait comme site d’escales techniques à maints avions français, sans toutefois les héberger toute l’année.
Selon les experts de l’aéronautique, il s’agirait notamment des avions français comme l’Airbus Defence A400M Atlas, le Casa CN-235, le Dassault-Breguet ATL-2 Atlantique, le Dassault Aviation Falcon 50M, ou encore le Lockheed-Martin C-130J-30 Super Hercules.
Le seul avion que la France mettrait aujourd’hui à la disposition du Sénégal pour la surveillance des côtes serait un Falcon 50. Une force aéronavale française, par contre, patrouillerait dans l’océan Atlantique et le golfe de Guinée en soutien aux EFS, présents au Sénégal.
Seraient-ils les « moyens aériens » dont parleraient nos confrères ? Serait-elle mise à contribution pour resserrer l’étau contre les flux migratoires atlantiques ? La Mauritanie en tout cas n’en a pas encore fait cas.
JD