01-04-2025 21:00 - Projet DREAM : la Banque mondiale aide la Mauritanie à valoriser son potentiel minier

(Agence Ecofin) - Selon la BAD, la contribution du secteur minier au PIB mauritanien s’est établie à 24% en 2022. Cette performance est principalement attribuée à l’exploitation de l’or et du minerai de fer. Elle ne reflète néanmoins pas totalement le potentiel minier largement diversifié du pays.
La Banque mondiale a annoncé le jeudi 27 mars avoir approuvé le Projet de développement des ressources énergétiques et d’appui au secteur minier (DREAM) en Mauritanie. Si cette initiative vise notamment à soutenir des projets d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert, elle devrait également permettre au pays de mieux « estimer et valoriser son important potentiel minier ».
Des études géologiques seront ainsi menées dans le cadre du programme, apprend-on. S’il y a pour l’instant peu de détails sur les minéraux concernés par ces travaux, une réussite de ce plan pourrait aider à diversifier davantage le secteur minier mauritanien.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’exploitation d’or et de minerai de fer dominent encore le paysage minier du pays qui a représenté 24% du PIB en 2022. Cela ne reflète néanmoins pas son potentiel, alors qu’il possède aussi d’autres minerais clés comme l’uranium, dont la première exploitation commerciale est attendue d’ici 2027 avec le projet Tiris opéré par l’australien Aura Energy.
Selon le ministère des Mines, le sous-sol mauritanien hébergerait 100 millions de livres d’uranium. À cela, il faut ajouter des réserves de 6 milliards de tonnes de gypse ou encore 250 millions de tonnes de réserves de phosphate. Notons par ailleurs la présence de gisements de cuivre, diamants, chrome, zinc, terres rares ou encore d’argent.
Il faut rappeler que la mise en œuvre d’études géologiques ne suffit pas forcément à valoriser le potentiel minier d’un pays. Il ne s’agit en réalité que d’une étape préliminaire permettant d’en estimer l’étendue, avec la possibilité de déboucher sur de potentielles nouvelles découvertes.
Encore faut-il mettre en place des politiques d’investissement efficaces, ainsi qu’un cadre réglementaire structuré pouvant attirer de potentiels investisseurs désireux d’exploiter ces ressources.
Aurel Sèdjro Houenou (stagiaire)
Edité par : Feriol Bewa