07-01-2026 04:12 - Ghazouani trace les lignes d’un dialogue « au-dessus des intérêts politiques »
SHEMS MAARIF - Le président Mohamed Ould Ghazouani a insisté, mardi au palais présidentiel, sur la nécessité de conduire le dialogue politique en préparation dans une perspective strictement nationale, détachée des clivages partisans, des considérations personnelles et des enjeux liés aux gouvernements en place.
Face à des représentants des forces de l’opposition, le chef de l’État a souligné que les discussions à venir portent sur des dossiers engageant l’avenir du pays, et qu’elles ne doivent en aucun cas être conditionnées par des intérêts de régime ou de partis. Il a appelé les différents acteurs à adopter une démarche fondée sur la primauté de l’intérêt général.
Répondant aux interventions des responsables politiques présents, Ghazouani a mis en avant l’idée selon laquelle la réussite du dialogue passe par des méthodes nouvelles et un état d’esprit renouvelé. Selon lui, aucune avancée significative n’est possible sans un engagement collectif reposant sur un sentiment national partagé, dépassant les appartenances politiques traditionnelles.
Le président a réaffirmé que l’ambition du dialogue est d’aboutir à des réformes durables et profondes, bénéfiques à l’ensemble des Mauritaniens. Il a néanmoins refusé de fixer à l’avance une durée ou un calendrier précis aux échanges, estimant qu’une telle démarche risquerait d’entraver leur déroulement naturel. Il a toutefois exprimé son souhait de voir le processus se dérouler rapidement, dans un climat serein et constructif, et parvenir à des résultats concrets.
Abordant les aspects organisationnels, Ghazouani a encouragé une participation large à la réunion prévue jeudi, qu’il a présentée comme une étape préparatoire au lancement officiel du dialogue. Concernant la question de la représentation de l’opposition, jugée sensible, il a indiqué ne pas s’y opposer, tout en recommandant que les discussions à ce sujet se fassent avec le coordinateur du dialogue, Moussa Fall.
Sur un autre registre, le chef de l’État a assuré ne pas être informé de cas de partis politiques ayant satisfait aux exigences de la nouvelle loi sans avoir obtenu leur reconnaissance officielle. Il a par ailleurs annoncé son intention de procéder prochainement à la libération de Mohamed Ould Ghadda, président de l’Organisation pour la transparence globale.
Cette rencontre s’inscrit dans la série de consultations préalables au dialogue politique national. Elle a réuni plusieurs figures de l’opposition, tandis que le représentant de l’Alliance populaire progressiste n’y a pas pris part.
