13-01-2026 21:45 - Affaire Mohamed Ould Ghadde : renvoi devant le tribunal correctionnel et placement en détention
SHEMS MAARIF - Le juge d’instruction du cinquième cabinet du tribunal de Nouakchott-Ouest a décidé de renvoyer Mohamed Ould Ghadde, président de l’Organisation pour la transparence globale, devant le tribunal correctionnel.
Au cours de l’instruction, le magistrat a refusé de recevoir des documents présentés par l’intéressé et relatifs au marché du laboratoire de la police. Mohamed Ould Ghadde avait indiqué son intention de transmettre ces pièces à la justice à la suite de la décision du parquet de classer l’affaire sans suite à l’égard des personnes concernées.
Mohamed Ould Ghadde avait été interpellé dans la nuit du dimanche 14 décembre par des agents de sécurité en civil, sur ordre du parquet, quelques heures après avoir annoncé publiquement détenir des documents et des éléments de preuve en lien avec le dossier du laboratoire de la police.
Présenté au parquet le vendredi 19 décembre, il a été poursuivi pour les infractions suivantes : atteinte à l’autorité des décisions judiciaires, entrave au fonctionnement de la justice, outrage à des fonctionnaires et agents de la force publique, et diffusion de fausses informations par le biais d’Internet.
Ces poursuites sont fondées sur les articles 204, 206, 207, 208 et 348 du Code pénal, les articles 3 et 5 de la loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information, ainsi que l’article 21 de la loi relative à la lutte contre la corruption. Le parquet a requis son placement en détention et son renvoi devant le juge d’instruction.
Le même jour, le juge d’instruction a rejeté la demande de placement en détention et a décidé de soumettre Mohamed Ould Ghadde à un contrôle judiciaire, assorti d’une interdiction de publication ou de prise de parole concernant le dossier du marché de réalisation d’un laboratoire de police scientifique.
Par arrêt rendu le lundi 22 décembre 2025, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Nouakchott a annulé la décision de placement sous contrôle judiciaire et a ordonné l’incarcération de l’intéressé. Celui-ci a été conduit en détention le mardi suivant par des agents de sécurité en civil.
