04-10-2010 13:08 - Lettre ouverte à Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président des Pauvres,
Monsieur L’Avocat des démunis,
Monsieur le 1er Citoyen de la République,
C’est le 2em citoyen qui interpelle votre noble conscience sur une situation Sociale qui ne peut passer inaperçu, car elle briserait la Conscience de tous les citoyens épris de Justice et de nobles valeurs, en particulier vous, qui par des gestes concrets, avez démontré cette particularité.
Monsieur le 1er Citoyen,
La Procapec amorce actuellement un départ volontaire « forcé » et ou une compression de 409 employés en contradiction directe avec tous les discours que vous Prônez et les gestes que vous avez jusqu’ici réalisés en faveur des Pauvres et des plus démunis.
La direction de Réseau chante à qui veut l’entendre que:
Les ordres viennent directement de vous. Que le signal est donné par vous.
Je n’en suis pas convaincu ; au moins à la procédure :
Parce que le but de la PROCAPEC est social et pas lucratif,
Parce que vous militez à tous les niveaux (organisme, État) pour améliorer les conditions de vie de vos concitoyens au lieu de laisser leur sort à ceux qui veulent les appauvrir.
Parce que le 28 Novembre, nous devons tous partager la joie du 50ème anniversaire de l’indépendance nationale,
Parce qu’enfin, les 158 employés forcés au départ volontaire et les 251 employés menacés de compression doivent partager avec vous la joie du cinquantenaire.
Monsieur le Président de la République, je vous demande, avant de vous adresser à nous le 28 Novembre pour dire (chers citoyens) dites nous maintenant (chers citoyens déportés de la Procapec, j’ai mis en place un plan qui peut sauver la situation).
En effet, la direction du réseau Procapec a forcé 158 employés en départ volontaire masqué. Parce qu’assorti de menaces de compression forcée et de 251 autres de compression inévitable sans aucun espoir de contourner cette décision. Cet état de fait est inacceptable dans un état de droit et de démocratie : L’État ne peut pas démissionner de son rôle social.
Je demande la protection de l’État ; c’est à l’État d’intervenir et de prendre des mesures concrètes susceptibles de contenir le choc social et les méfaits de la crise.
Tout cet arsenal de textes et de documents, d’organismes nationaux, sous régionaux et internationaux visant à éradiquer la pauvreté peut être mobilisé pour éviter la débandade. Une incitation de trois mois de salaires n’a jamais été proposée dans les départs volontaires depuis que la République existe.
Monsieur le Président,
C’est la première fois que cette proposition ait lieu. L’établissement devait au moins sous l’égide de l’État et dans un plan de lutte contre le chômage aviser les travailleurs ou leurs représentants depuis huit à douze mois avant d’engager cette procédure qui ne répond pas aux normes juridiques habituelles et partant proposer un à deux ans de salaires, d’une prise en charge des crédits des employés contractés auprès des banques privées, un plan de réinsertion des pères de familles nombreuses (08 à 10 enfants) qui viennent grossir le rang des chômeurs et demandeurs d’emploi.
Monsieur le président de tous les citoyens,
Soyez cléments en vers nous,
Soyez conscients de notre situation,
Trouvez nous une solution honorable avec les moyens modestes de l’État ou d’autres. Soyez sérieusement le président des pauvres, je l’espère vous l’êtes jusqu’ici.
Mes très hautes considérations.
Monsieur Jemal ould Ahmed
Ancien Officier de l’Armée Nationale
Chef de Service Sécurité à la Procapec