27-02-2013 11:09 - Carnet de L'Authentique.
Divisé.
Le directoire de l’UPR semble être traversé par une profonde divergence sur l’appréciation à faire au sujet de la gestion du cas Ould Bouamatou. Certains hauts cadres (et non des moindres) auraient notifié à la direction du parti qu’ils ne seraient plus disposés à demeurer dans le rang, si la campagne contre Ould Bouamatou continuait. Certains autres ont affiché publiquement leur prochaine participation à toute activité publique de soutien à l’homme d’affaires.
Position.
Un groupe de sénateurs compte exprimer dans les jours à venir, son soutien à l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamattou ciblé par le président de la République. Il s’agit d’élus appartenant à la région du fleuve (Gorgol, Brakna et Trarza). Les élus qui disent assumer leur décision, devrait jeter le masque très bientôt, les conséquences de leurs actes mesurées.
Furtive.
Selon notre confrère Taqadoumy, l’ex-Commissaire aux droits de l’homme, Mohamed Lémine Ould Dadde n’aurait été reçu que pour un quart d’heure par le Président Aziz. Ayant trop insisté auprès du cabinet pour saluer le Président après son prompt rétablissement, l’ancien locataire de la Prison civile de Nouakchott, a été accepté en audience à condition de ne pas évoquer ce « qui s’était passé entre la justice et lui notamment le cas de son emprisonnement ». Auparavant, il avait tenté, en vain, de s’entretenir avec le PM qui l’aurait éconduit. La source de Taqadoumy a aussi formellement démenti la médiation dont aurait été chargé Ould Daddé pour raisonner les Verts français dont l’un des leaders accuse le Président Aziz de parrainer le narcotrafic dans le Sahel.
Cuisiné.
Le convoyeur des explosifs de Timbédra aurait été déféré dimanche au Tribunal de Néma. Soutenant mordicus que les tonnes de TNT qu’il transportait étaient destinées à des usages « civils », l’homme devrait répondre devant le juge d’instruction sur la provenance du produit et sur sa véritable destination. D’ores et déjà, des interventions tribales discrètes (et haut placées) auraient pris en charge le dossier. Peut-être que notre larron serait élargi et renvoyé vers le Mali. Le moment de se faire oublier et préparer un autre coup. Peut-être de la poudre de viande séchée au TNT !
Solidaire.
Le député Kane Hamidou Baba a déclaré dans une interview à notre confrère « Le Calame » qu’il avait l’impression que l’Etat était en passe de commettre une grave erreur à l’encontre de l’homme d’affaires Ould Bouamattou. La réaction du député Kane à propos de cette affaire était très attendue lui dont le parti s’abstient encore à prendre position à propos. Il faut dire que la question est délicate, le député étant aussi proche de Bouamattou que du président Ould Abdel Aziz.
Par ailleurs, M. Kane a réitéré la position qui avait été toujours la sienne depuis 1993 au sujet de la loi d’amnistie de la même date. Tout comme il s’est dit convaincu que l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir serait la seule à même de sortir le pays de la crise qu’il traverse.
Divisée.
Avant même d’entamer la moindre action d’envergure hormis des visites de terrain et de luxueux voyages à l’étranger, la CENI piétine déjà. Ses responsables seraient profondément divisés sur la date et les modalités d’organisation des futurs scrutins. Certains soutiendraient un scrutin en juillet, alors que d’autres considèrent que c’est tout simplement irréaliste. D’autant que la crise politique perdure et les perspectives de son dépassement encore lointaines... Dans d’autres cieux, on passerait au vote pour se départager, ici, pour cette institution chargée du vote des populations, les suffrages en interne, sont proscrits au profit de la loi du “ Consensus”
Rejet.
Ca sent de la fumée au sein de la COD. En effet, le regroupement des partis de l’opposition pourrait bien imploser quand on sait que samedi, certains des partis qui la composent ont rejeté la feuille de route présentée par leur président en exercice, Ahmed Ould Sidi Baba, pour désamorcer la crise politique, selon des sources politique bien informées.
Ces partis estiment que cette initiative politique ne répond pas aux aspirations politiques que l’opposition pour sortir de ladite crise. La feuille de route de Ould Sidi Baba porte essentiellement sur la réduction des prérogatives du président de la République, la recomposition de la CENI, la formation d’un gouvernement de technocrates sans appartenance politique affichée et qui s’engageront à ne pas se présenter aux prochaines échéances électorales, le maintien du Président Ould Abdel Aziz au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat avec son engagement de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle.
Faut-il rappeler que pour la COD, le préalable pour l’ouverture du dialogue reste départ sans conditions du président Ould Abdel Aziz.
Rassemblé Par Oumar El Moctar.
