28-02-2013 12:12 - Le feuilleton Aziz/Bouamatou
Le feuilleton Aziz/Bouamatou continue de produire et se produire sur scène. La GBM reçoit presque chaque jour une lettre de la BCM. Le gouverneur de la BCM revient désormais aux formes et s’emploie, dans chaque lettre, à se référer aux textes réglementaires. C’est une nouveauté, selon un cadre à la banque de l’exilé volontaire, depuis deux ans, à Marrakech.
Toutefois, cette nouvelle approche ne règle, pour l’institution tutelle, ce que d’aucuns, au sein du groupe BSA, considèrent comme un holdup opéré sur les avoirs de la GBM. Des avoirs qui s’amenuisent, jours après jours, sans respect aux lois en vigueur.
Sur un autre plan on continue à exercer la pression sur les départements publics afin de retirer leurs avoirs de la désormais pestiférée GBM. La dernière consigne a été donnée, par le tout nouveau ministre de la santé, qui a réuni ses différents collaborateurs, chefs de projets, directeurs et autres, comme pour rattrapé de cours ministériels – lui qui débarque- et leur intimé l’ordre de retirer tous leurs avoirs.
On aborde également, la sphère privée. Toutes les multinationales dont les marchés sont domiciliés à la GBM subissent des pressions pour quitter la GBM.
Le GBM espère vainement recouvrer ses créances, au moins, auprès de ses gros débiteurs, l’ATTM, pour 5 milliards d’ouguiyas et d’autres. Mais, difficile d’obtenir gain de cause.
Pourtant, les caisses de l’ATTM viennent d’être renflouées par la société mère, la SNIM, de 8 milliards d’ouguiyas. Cinq milliards de ce montant devraient, en temps normal, revenir à la BCM. Mais, comme la normalité est impropre sous nos cieux, la GBM pourrait bien attendre des jours meilleurs de justice et de transparence.
On s’achemine visiblement vers la mise en banqueroute de la GBM, révèle un cadre à Biladi. Dès lors que les gros clients sont sommés de quitter la banque et qu’il n’y a pas moyen de disposer des avoirs auprès de la BCM, on ne sait pas comment on pourrait tenir longtemps.
Toutefois, il est difficile pour la BCM, dans sa croisade, affirme un responsable au sein de la GBM, de recourir à la nomination d’un administrateur. Puisqu’elle se verrait prise dans son propre piège. Et se trouverait, dans l’obligation, de jouer franc jeu. Donc, de faire fonctionner la banque normalement, en assurant le service public, qui lui est délégué, en faveur de la libéralisation du secteur.
Une autre question demeure également quelque peu gênante pour la BCM. Il s’agit des premières opérations qu’elle a opérées sur le compte de la GBM chez elle. Car, jusqu’à présent, elle ne dispose et elle ne peut disposer d’aucun justificatif ou document réglementant ces opérations.
Entre temps, la GBM continue de fonctionner. Un fonctionnement, qui se réduit à des opérations de relations publiques, des minimes opérations de caisse, en plus de la grosse part du temps accordée, à l’élaboration de courrier réponse à l’institution d’émission.
A.V.T
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