04-03-2013 11:19 - Zouerate: Pourquoi douter de la nationalité des esclaves et des esclavagistes de Lemguetti .
Les populations de Zouerate ont été choquées par l’attitude de certains acteurs qui tentent de faire croire que les victimes et leurs bourreaux sont sahraouis. Ce qui est totalement faux.
Matalla un jeune Hartani libéré depuis 2004 après avoir fui ses maîtres laissant derrière lui sa maman et ses frères et sœurs n’avait, durant toutes ses années, jamais perdu l’espoir de libérer un jour sa famille. Après plusieurs tentatives, il a été enfin écouté par les autorités convaincues que ses parents se trouvaient bien en Mauritanie un pays dans le quel ils ont toujours vécu.
Boubacar Ould Massaoud président de SOS Esclaves venu assister les victimes de la forme la plus horrible de l’esclavage pratiquée sur neuf individus dans le nord de la Mauritanie, plus précisaient entre Cheguatt et Lemguetti dans le Tiris Zemmour, n’a pas caché son inquiétude face à la tournure que certains veulent donner à cette affaire.
Est-ce que le dossier pourra prendre son cours normal et traité en tant que dossier judiciaire ? Quelques éléments nous laissent perplexe par apport à la suite de l’enquête et notamment la question posée à plusieurs reprises par les enquêteurs sur la nationalité des victimes et leurs maîtres au lieu de se focaliser sur la vraie question qui est celle de l’esclavage. Certains pensent dors et déjà qu’on chercherait une porte de sortie pour les esclavagistes privilégiant ainsi l’inculpation pour présence dans une zone militaire interdite aux populations civiles au détriment le crime de pratique de l’esclavage.
Il s’agit d’une famille de neuf personnes qui était maintenus en esclave par la force par M’Hamed Ould Brahime et son fils. Les maîtres et les esclaves ont été présentés hier matin au procureur mais le dossier a été renvoyé à la gendarmerie pour complément d’enquête.
Notons qu’une des filles esclaves âgée à peine de 11 ans a été retrouvée, durant les recherches, en compagnie de ses frères à plus de cent kilomètres des lieux où se trouvaient ses parents derrière un troupeau de chameaux hier elle a été hospitalisée à l’hôpital régional.
Les deux femmes Chweyda Mint M Beirick et Teslem Mint Chweyda ne se sont jamais mariées, d’après leurs déclarations, les maîtres seraient les parents biologiques des enfants. Teslem vient d’ailleurs d’accouché hier matin pour mettre au monde son première enfant née libre. Les autorités judiciaires seront-elles à la hauteur de leurs responsabilités ? C’est la grande question que l’on se pose aujourd’hui à Zouerate.
