04-03-2013 11:51 - Réponse à Hamady Ould Bouchraya
Monsieur Hamady Ould Bouchraya ou Ahmed Yamaa ou ce que vous voudrez, avant de répondre à vos assertions sachez que vous n’êtes ni le premier ni le dernier à nous menacer de vos foudres et de celles de la loi et comme pour celles de vos prédécesseurs, ces menaces ne feront que nous renforcer dans notre ferme volonté de dénoncer tous les abus d’où qu’ils viennent et quels qu’en soient les victimes.
Cela dit, j’aimerais faire observer à votre nègre que même s’il croit être très au fait de la législation mauritanienne en matière de presse et d’édition, la loi mauritanienne n’oblige nullement l’auteur d’un article à le signer de son nom ni même à le signer dès lors que l’article parait dans un journal reconnu et régulièrement déclaré au Parquet et dont le responsable de Publication est clairement identifié.
Mais je vous comprends, vous êtes piqué au vif, et vous voulez à tout prix savoir comment toutes ces informations vous concernant ont été obtenues, vous qui fuyez comme la peste les mondanités et les cérémonies, vous qui rappelez les photographes et les cameramen afin de leur demander de ne garder de vous aucune photo. Mais que vous importe qui est BC ou BCP ou même BASEP ?
Pourquoi vous ne vous attachez pas à répondre aux faits et rien qu’aux faits si vraiment vous croyez que vous n’avez rien à vous reprocher ? Mais tranquillisez-vous ! Vous avez beau louvoyer ou botter en touche, nous nous faisons un devoir de vous rafraichir la mémoire, si tant est qu’elle commence à flancher.
Désolé de vous décevoir mais nous n’avons jamais dit ou insinué que ces « mystérieux investisseurs espagnols » sont à l’origine de ce que vous reproche le QDN ni laissé entendre une quelconque connexion entre ces investisseurs et « le crime organisé à l’échelle planétaire». Mais, que Qui se sent morveux se mouche !
Cependant il est vrai que nous avons vainement cherché toutes traces de ces investisseurs, leurs sociétés, leurs investissements ou leurs activités auprès de toutes les chambres de commerce et d’industrie d’Espagne ! Mais je suis sûr que vous nous clouerez le bec en nous montrant ce qu’ils ont fait en Mauritanie à l’issue de cette audience avec la plus haute autorité du pays.
En ce qui concerne votre lieu de naissance, sur ce seul point nous vous présentons nos excuses mais il n’a jamais été dans notre intention de vous indexer en tant qu’étranger, d’ailleurs ici nous ne sommes pas xénophobes loin s’en faut. Alors vous pouvez vous épargner votre petite leçon d’Histoire d’ailleurs mal apprise, vous pouvez être maltais, tibétain ou Chihuahua cela ne changerait rien à la façon dont nous vous traitons. Ce que nous vous reprochons ce ne sont ni vos origines et encore moins vos nationalités mais des pratiques malsaines et un pillage à ciel ouvert des ressources de ce pays.
Néanmoins et puisque vous en parlez, vous affirmez que le gouvernement espagnol vous a accordé, « de manière exceptionnelle, le droit à la nationalité ». Mais avez-vous pris la peine d’obtenir auprès de « votre ami » Mohamed Ould Abdel Aziz le Droit de porter la double nationalité, en tout cas à l’instant où nous écrivons ces lignes cette démarche n’a pas encore eu lieu.
Vous affirmez que vous ne connaissez pas le Major Général Antonio Indijai, mais vous ne connaissez pas non plus Bubo Na Tchuto et vous faites même plus fort vous affirmez qu’à son arrivée lui et ses amis au pouvoir à Bissau, vous aviez déjà quitté ce pays. Pouvez-vous me dire comment est ce possible alors que vous affirmez par ailleurs que vous continuez jusqu’à nos jours à présider Coca Cola Guinée Bissau ? Comment aussi vous avez pu rendre les services que vous dites avoir rendu à L’Espagne sans connaitre les officiers qui ont pignons sur rue.
Aussi pour vous rafraichir la mémoire je vous invite à visiter le lien suivant (http://www.abc.es/20091123/nacional-nacional/debil-posicion-espana-para-20091123.html) en vous demandant pourquoi à l’époque vous n’avez pas porté plainte ou même répondu. Toujours est il que je vous invite à lire le dossier très bien documenté réalisé par nos confrères d’Al Akhbar et qui montre la coïncidence pour le moins troublante entre la venue à Nouakchott de Antonio Indjiai et la libération de tous les détenus dans le dossier de la drogue et en tête desquels Walter Amegan.
Quand aux affaires dans lesquelles nous voyons votre implication vous affirmez que l’entreprise Elecnor a participé avec 15 sociétés à un appel d’offres international lancé par la SNIM, eh bien je vous mets au défis vous et la direction des projets de la SNIM de produire le moindre avis d’appels d’offres ouvert pour ce marché de plus 14 millions d’euros.
Pour Atersa qui faut-il vous le rappeler n’est qu’une filiale d’Elecnor montrez moi un seul projet dans lequel l’Etat est partie prenante avec un privé, il n’ya en que trois Atersa, STP et Sahel Bunkering et les trois projets sont tous conclus et gérés de manières opaques.
Quand à la SPEG et non SPGE comme vous semblez le feindre, les tous prochains jours nous édifierons sur les relations du pouvoir et particulièrement la famille du président avec ce projet par votre intermédiaire.
Pour ce qui est de la SOBOMA, vous passez sous silence le fait que cette société commercialise l’eau minérale Assil qui appartient au président de la République et vous passez sous silence le fait que ce sont les camions du président Aziz qui transportent les PET de cette société mais peut être qu’il s’agit là du social ou de menus services entre copains.
Quand à votre « richesse » comme vous dites, j’affirme qu’elle date bien de ces trois dernières années. En effet en 2007 vos n’aviez qu’une boutique en face du marché des femmes. Je vous mets au défi de montrer un seul investissement que vous avez réalisé ou une seule affaire que vous aviez ici ou ailleurs. Aussi nous parlons bien de Hamady et non de feu H’Meyda. C’est dire que vous ne réussirez pas à nous faire dire du mal d’Ehel Sahel ni de quelqu’un d’autres.
Ce que nous dénonçons ce sont des accointances entre le pouvoir et des hommes d’affaires qui profitent de leur proximité avec ce pouvoir. Vous pouvez aussi démentir l’information que vous étiez admis au saint des saints le jour de l’arrivée du président alors que les ministres poireautaient dehors !
Pour finir vous vous écrivez : « En ce qui concerne mon accréditation en tant que consul honoraire de la Mauritanie, c’est tout simplement ridicule car notre pays a un consulat général avec siège diplomatique à Bissau. » Eh bien je vous renvoie à la dépêche de l’AMI en date du 1er Novembre 2008 :
«
01/11/2008: Le Président du Haut Conseil d'Etat reçoit une mission d'investisseurs espagnols

Nouakchott, 1er nov (AMI) - Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Président du Haut Conseil d'Etat, Chef de l'Etat, a reçu ce samedi matin en audience au Palais présidentiel à Nouakchott une mission d'investisseurs espagnols( …)
L'audience s'est déroulée en présence de MM. Cheyakh Ould Ely, directeur de cabinet du Chef de l'Etat, Ba Houdou, commissaire à la promotion des investissements, Mohamedou Ould Michel, conseiller chargé des affaires économiques à la Présidence du Haut Conseil d'Etat et Hamadi Ould Bouchraya, consul honoraire de Mauritanie en Guinée Bissau. »
Monsieur Hamady Ould Bouchraya pour finir je me permets de vous avancer un conseil, continuez à faire vos affaires avec le régime actuel ! En Mauritanie tous les régimes ont leurs hommes d’affaires, mais n’essayez pas de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
A bon entendeur…. !
Moussa Ould Samba Sy
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