05-03-2013 16:52 - Le Drian dit avoir des «infos» sur la localisation des otages - [Vidéo]
Les otages français au Sahel seraient vivants et localisés. C'est du moins ce qu'a laissé entendre mardi Jean-Yves Le Drian. Comme la veille sur France 2, le ministre de la Défense a réaffirmé que «tout laisse à penser» que les otages sont «vivants».
«S'ils avaient été tués, les ravisseurs l'auraient fait savoir», a-t-il souligné sur RMC et BFM TV, se voulant rassurant pour les familles dont il a dit «comprendre l'angoisse». «Mais nous ne pouvons pas en dire plus», a-t-il ajouté, évoquant la «sécurité» des otages et des forces françaises. Le ministre a toutefois concédé pour la première fois avoir «des informations» sur la localisation des captifs. «Mais je n'en dirai pas plus», a-t-il insisté.
Il s'est également montré confiant au sujet de la famille de sept personnes, dont quatre enfants, récemment enlevés dans le nord du Cameroun, probablement par le groupe islamiste Boko Haram.
Jean-Yves Le Drian a par ailleurs raconté que des combats «très durs» avaient eu lieu dans la zone montagneuse de l'Adrar des Ifoghas, dans le nord-est du Mali, dans la nuit de lundi à mardi. «Une quinzaine de terroristes ont été tués dans une offensive française et tchadienne contre une partie des groupes djihadistes qui sont présents dans cette région, la vallée d'Ametettai, a-t-il rapporté.
Nous avons pris en tenaille l'ensemble de l'Adrar des Ifoghas et la vallée d'Ametettai en particulier, et ce n'est pas fini parce qu'après, il y a d'autres vallées». «1600 soldats, 800 français et 800 tchadiens, sont engagés dans cette opération», a-t-il précisé. Selon la Défense, plusieurs dizaines de combattants islamistes ont été tués au cours des derniers jours dans cette zone montagneuse, où un 3e militaire français a péri samedi. Amené à faire un premier bilan après 52 jours de conflit au Mali, Jean-Yves Le Drian a assuré que les objectifs restaient inchangés: «Notre mission est de libérer le territoire malien, afin que le pays retrouve son intégrité, et de céder la place aux forces africaines».
