06-03-2013 12:32 - Carnet de L'Authentique.
Plainte.
L’information qui a circulé jeudi dernier à propos d’une plainte pour diffamation que compterait déposer Ahmed Ould Abdel Aziz, fils du président Mohamed Ould Abdel Aziz, devant « la justice française contre des médias nationaux et internationaux » ne serait pas fondée.
De sources informées, ce sont des proches de la famille présidentielle qui auraient fait circuler une telle rumeur après qu’ils aient été éconduits par le président de la République devant lequel ils avaient déposé cette proposition, mais aussi celle portant sur une plainte contre le député des Verts français Noël Mammère. Ici comme là -bas, le président aurait dit non.
Identifié.
Après Ahmed, le fils aîné de Ould Taya, c’est désormais l’autre Ahmed qui entre en scène. Il s’agit toujours d’un fils aîné du président de la République ; cette fois, c’est celui du Président Ould Abdel Aziz celui-là qui séjourne en Grande Bretagne depuis 2005 et qui aurait été très choqué par la compagne de dénigrement menée contre sa personne par des médias qui l’accusent d’enrichissement illicite.
De sources de presse, Ahmed qui poursuit des études supérieures en Angleterre a estimé qu’il « est compréhensible d’accuser mon père vue sa position dans la gestion des affaires publiques, mais qu’il est injuste de faire associer mon nom à la corruption et au trafic d’influence, alors qu’je n’ai jamais visité le pays depuis 2005 ».
Il faut dire que le nom d’Ahmed Ould Abdel Aziz a circulé la première fois, lors de l’hospitalisation de son père en France suite à sa blessure par balle en octobre 2012. Il aurait joué le rôle du directeur du cabinet durant le séjour parisien du président, son père.
Evacués.
Deux personnes blessées lors des affrontements de samedi opposant le Mouvement des Arabes d’Azawad MAA au Mouvement National pour la Libération d’Azawad MNLA à Inkhalil au Nord Mali ont été acheminés dans la journée au centre hospitalier de Nouakchott.
Les blessés, dont un grièvement lésé, sont arrivés à Nouakchott par voie terrestre après avoir reçu des soins primaires à Néma. Une évacuation en Mauritanie qui fait suite au "refus" de l’Algérie, dont la frontière était plus proche, de les accueillir.
Le MAA et le MNLA disputaient samedi 23 février le contrôle de la localité malienne d’In-Khalil Soignés Des blessés arabes lors des affrontements de la semaine dernière à El Khalil au nord Mali entre des éléments du MNLA et le Front arabe de l’Azawad seraient soignés à Nouakchott. Evacués vers Néma après que l’Algérie eût refusé de les recevoir sur son territoire, les blessés arabes sont évacués à Nouakchott.
Ils seraient pris en charge à l’hôpital national où ils auraient été officiellement admis comme blessés dans un accident de circulation.
L’impact des balles dans les corps des malades y dit pourtant long sur la nature des blessures subies !
Mort.
Abdel Hamid Abou Zeid, cruel numéro 2 de l’Aqmi aurait trouvé la mort, le 22 février dernier, dans les environs de Tassalit, à l’entrée des voies menant aux Mont Ifoghas. Neutralisé à la tête d’un groupe d’une cinquantaine de combattants islamistes par une unité de l’armée tchadienne présente sur le terrain, Abou Zeid aurait été identifié dans une photo prise par les tchadiens et transmises au français. Pour confirmer l’identité du chef terroriste, des échantillons de son ADN ont été envoyés en Algérie pour les comparer à ceux de ses proches demeurant à Debdab dans la région de Illizi dans le sud algérien !
Déballage.
Depuis des jours, nous assistons à un grand déballage sur la gouvernance économique du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout y passe. De la fortune réelle ou supposée du président aux connections qu’il a mises en place pour « faire main basse sur le pays ».
Ses hommes d’ombre, leurs secteurs d’activités, leurs méthodes, leurs principaux « contrats » et facilités sont passés au peigne fin. Plus grave, on tente d’accréditer dans l’esprit de l’opinion qu’il existerait des rapports douteux entre le président et un espagnol qui serait cité dans des dossiers de drogue en Guinée Bissau et ailleurs.
N’est-il pas grand temps pour que le pouvoir réagisse et arrête de se murer dans le silence ?
Bizarre.
Le dernier conseil des ministres adopté un projet de loi protégeant les investissements et capitaux entre la Mauritanie et l’Île Maurice, au grand étonnement de ceux qui suivent un peu les dossiers de la coopération économique dans notre pays. Bien qu’il soit un Etat africain, membre de l’UA, l’Île Maurice n’a aucune relation avec la Mauritanie, en dehors des amabilités diplomatiques se résumant à des lettres de félicitations échangées entre chefs d’Etat à l’occasion des journées nationales.
Seulement, certaines institutions accusent ce pays d’être l’une des plaques tournantes du trafic financier international par une législation qui s’apparenterait à celle de la Suisse, ce qui en fait un beau et tranquille paradis fiscal ! Déduisez en ce que vous voudrez...
Rassemblé Par Oumar El Moctar.
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