22-03-2013 22:15 - Incertitude sur les policiers Darfouriens
Les 60 policiers retenus pour alimenter la force onusienne au Darfour, recrutés au terme d’un concours qui avait exclu les arabisants, ne savent plus si leur départ est compromis ou pas.
L’Etat mauritanien aurait insisté sur la nécessité d’envoyer aussi des Arabisants, ce que les services onusiens semblent avoir refusé, considérant que cette fois, ils ne ciblent que les françisants, après qu’une première vague uniquement constituée d’arabisants ait été envoyé au Soudan.
Rappelons que plus de 1.000 candidats s’étaient présentés au concours de recrutement pour Darfour, avant que le nombre des candidats ne se réduise comme peau de chagrin. Finalement, seuls 221 ont pu se présenter et 60 sélectionnés.
Selon les confidences de certains policiers, la Mauritanie aurait demandé à ce que les Arabisants puissent intégrer la force. Pour le moment, les policiers retenus sont perplexes et ne savent pas si finalement leur départ ne sera pas compromis, du fait qu’il n’y a que des Françisants qui vont en bénéficier.
Les voleurs de la « Route Aziz » neutralisés
La « Route Aziz », véritable rendez-vous des amoureux des grands espaces était devenue un véritable repaire de brigands. Des bandes de criminels et de voleurs y rôdaient la nuit, détroussant les couples et agressant les personnes présentes sur les lieux. Dimanche dernier, le commissariat de Dar Naïm a lancé une croisade contre ses fauteurs de troubles. Des dizaines de voleurs, cambrioleurs et agresseurs qui perturbaient la tranquillité des citoyens qui fréquentaient les lieux à la recherche de l’air frais, de lait de chamelle et de farniente, ont été interpellés par la police.
Parmi les groupes arrêtés, des bandes réputées pour leur agressivité dont celle qui avait s’était attaqué à une famille il y a quelques nuits avant de prendre la fuite. Selon les sources policières, les éléments de ce gang auraient reconnu leurs actes criminels commis à l’aide d’armes blanches. Près de l’aéroport, la police sauvera plus tard des passants coincés par des malfrats. N’eût été cette intervention, là aussi le sang aurait coulé, car les bandits neutralisés portaient des couteaux et des haches.
Un président d’ONG se distingue dans l’humanitaire
Cheikh Ould Sidi Mohamed est le président de l’Association mauritanienne pour le développement et la lutte contre la pauvreté » (AMDP), dont le siège se trouve dans un garage du Marché de Sebkha dont il est en même temps le chef de garage. Il s’agit d’un point de chargement et de déchargement des taxis tout droit, des tacots qui desservent les principaux axes des quartiers populaires et populeux de l’arrondissement de Sebkha, Cheikh s’est distingué dans une affaire humanitaire.
Une Tunisienne mariée à un Mauritanien se plaignait de la disparition de son mari et de sa fille, Aîcha née en 2005. Son mari Mauritanien avait amené sa fille sans qu’elle ne sache chez lui à Aoujeft. Elle a tout fait pour récupérer sa fille en vain. Les rares personnes auxquelles elle s’était adressée lui avaient fait peur en lui disant que si elle se plaint devant les autorités, elle sera refoulée car elle est étrangère. Jusqu’au moment où la providence lui fit croiser le chemin de Cheikh.
Ce dernier, muni d’une procuration en bonne et due forme de la dame, entama les procédures. Il posa le problème de la femme auprès de la Brigade des Mineurs de Nouakchott. Après une requête auprès des autorités de l’Adrar, le mari et sa fille sont ramenés à Nouakchott. Déferré devant le Procureur de la République, le mari blâmé pour ce qu’il a fait à sa femme avait failli être conduit en prison, n’eût été les supplications de la femme qui demanda à la justice de lui donner une seconde chance.
La fille fut remise à sa maman et depuis, le couple vit en harmonie. En plus de ce geste, Cheikh Ould Sidi Mohamed est bien connu à Sebkha dans le domaine de l’humanitaire. Selon lui, la maire de Sebkha, Rabia Haïdara serait la principale mécène de son ONG, citant les dotations en riz, huile, couverture, draps, chaussures et vêtements, entre autres, qu’elle fait passer par l’ONG en destination des pauvres de sa commune.
Abou Cissé
