07-04-2013 15:38 - Viol, meurtre et mutilation sur Penda Sogué : La peine de mort sera-t-elle de retour ?

Viol, meurtre et mutilation sur Penda Sogué : La peine de mort sera-t-elle de retour ?

N’ayant pas été appliquée depuis 1987, la peine de mort reste en vigueur en Mauritanie. L’atrocité consacrée par le viol, le meurtre et la mutilation de personnes risque de remettre en surface la dite peine combattue avec vigueur les organisations des droits humains.

Prévu dans les textes du système juridique mauritanien, mélange du droit civil français et du droit coranique, le crime barbare sur la personne comme celui qui s’est produit sur le jeune Penda Sogué risque de dépoussiérer la peine de mort. C’est ce que souhaitent en tous cas nombre de personnes interrogées à propos de la recrudescence des agressions à Nouakchott.

D’ailleurs les Mauritaniens sont appelés en masse aujourd’hui en sit-in devant l’Assemblée Nationale. Le regroupement vise aussi à amener les pouvoirs publics à plus d’actions dans la protection et la sécurisation des populations.

On soutient que les manifestations demanderont l’application de la peine de mort pour les crimes, commis dans le pays. Une nouvelle application de la peine de mort serait opportune pour nombre de personnes. La dernière exécution date de 1987, au temps du président Ould Haïdalla. Toutefois, bien que la peine de mort soit prévue par les textes de lois, et qu’elle est même parfois requise par les juges, elle n’a jamais été appliquée.

On se rappelle qu’elle a été requise par la Cour criminelle de Nouakchott à l’encontre de trois Mauritaniens jugés pour l’assassinat en 2007 de quatre touristes français, à Aleg, dans le sud du pays. En vain ! La sentence n’a jamais été exécutée, comme aussi près d’une vingtaine d’autres cas. Dans les faits, cette peine est transformée en peine à la perpétuité. Ainsi, la Mauritanie qui n’a pas supprimée la peine de mort, ne l’applique pas.

Dans un sondage menée par une coalition mondiale pendant la journée mondiale contre la peine de mort ,17 nouveaux États ont décidé d’abolir pour tous les crimes, en 2003, ce qui porte à 140 le nombre total d’États l’ayant abolie en droit ou en pratique – plus de 70 % des pays du globe. Toutefois, de grandes puissances comme les États-Unis et la Chine continuent de procéder à des exécutions avec une régularité consternante.

En 2011, 2148 personnes ont été exécutées, dans 22 pays. 94% de ces exécutions ont eu lieu dans seulement quatre pays : La Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite et les USA.

Cheikh Oumar NDiaye


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Commentaires (2)

  • moussadioulde (H) 07/04/2013 18:09 X

    La peine de mort est encore en vigueur, tout meurtre crapuleux exercé gratuitement; doit avoir comme réponse l'exécution d'une peine de mort.

    La réponse à l'assassinat de Penda Sogho, doit être forte et dénudée de sentiment et les assassins doivent être fusillés ni plus ni moins, car c'est ce qu'ils méritent. Il faut appliquer la rigueur de la charia.

    Moussa Diouldé Mbow

  • mouldlemrabott@yahoo.fr (H) 07/04/2013 16:31 X

    Bonjour Mr Cheikh Oumar NDiaye,
    Je te remercie pour ton article et je profite de cette occasion pour rappeler que la République Islamique de Mauritanie est un pays Musulman comme son nom l’indique et ce genre de criminalité (assassinat, viol et autres) ne doit pas être tolérer dans ce pays et particulièrement l’assassinat des pauvres individus qui ne cherchent à vivre en paie.

    Les autorités Mauritaniennes doivent prendre leur responsabilité juridique et appliquer strictement la loi et instaurer la paie et la justice dans ce pays.

    Ce qui est arrivé à la jeune Penda Sogué ne doit pas se passer comme un simple affaire non les coupables doivent être fusillés publiquement, Et cela risque d’arriver à d’autres pauvres gens si les autorités ne prennent pas d’ici là une mesure draconienne contre l’insécurité.

    Nous devons tous montrer notre solidarité à la famille Penda SOGUE et combattre ce fléau jusqu’à ce que cette famille obtienne totalement la justice.

    EL MOCTAR EWE