15-07-2014 08:00 - Sports : La vidéo dans les stades, ou la fin des litiges sportifs
Les rideaux sont enfin tombés à la vingtième coupe du monde au Brésil. Une coupe du monde qui aura le mérite de battre tous les recors de buts marqués dans une compétition internationale : 171 buts inscrits en 64 matchs, contre 145 en 2010.
L’Allemagne qui croisait le cuir contre l’Argentine pour la troisième fois va s’adjuger sa quatrième coupe du monde devenant ainsi le deuxième pays après le Brésil (six fois) à atteindre ce stade raflant à l’Argentine un troisième trophée qu’elle convoitait tant.
Mais le mérite de cette coupe aura été la participation pleine et entière de la vidéo dans cette grande compétition internationale mettant ainsi fin aux litiges sportifs qui les émaillés.
En effet, le fait le plus marquant de la 20 ème coupe du monde sera l’utilisation de la vidéo dans l’arbitrage, la transparence dans le jeu était toute en image, pour le spectacle, cette affiche est la bienvenue car saluée par tous.
L’entrée de la vidéo dans les stades n’aura pas été facile et ce malgré les bourdes d’un trio arbitral lors des matchs de foot. Nous avons vu tous des mains qui s’invitaient au football. Si en demi-finale de la coupe du monde de 1970 au Mexique, le capitaine de l’équipe allemande Beckenbauer a marqué les esprits en jouant avec le bras en écharpe, la clavicule cassée à la suite d’un choc, il sera imité par l’ivoirien Drogba qui était blessé à dix jours du mondial a joué le premier des « éléphants » sous une écharpe.
Des décennies avant, le 22 juin 1986 en quart de finale d’une coupe du monde, l’argentin Diégo Armando Maradona, contre toutes les règles du jeu, inscrit un but de la main. Une main appelée par lui « la main de Dieu », et qui va permettre à son pays d’accéder au tour suivant et même de remporter sa deuxième coupe du monde.
La triche va ensuite tellement s’inviter dans la haute compétition que les dirigeants vont réagir suite à la pression de FIF pro, (le Syndicat Mondial des Footballeurs Professionnels), par une alerte sur la crédibilité du sport roi qui est désormais en jeu.
La FIFA, face aux intérêts financiers, économiques, commerciaux et sportifs, du football professionnel a revu sa position sur l’utilisation de la vidéo dans l’arbitrage. Plus une compétition ne se passera désormais, sans que la capacité des juges (arbitres) ne soit remise en question par la vidéo. En effet, les monumentales erreurs d’arbitrage constatées et autres gestes dangereux de joueurs peuvent être sanctionnés, parfois même à posteriori.
Grâce à la vidéo dans les stades, l’arbitre est redevenu aux yeux de tous, ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un être respectable et respecté. Par ailleurs, comme tout le monde l’a constaté à vingtième coupe du monde, l’univers du foot ne devrait aucunement ramer dans un sens opposé au progrès car l’essentiel est que l’utilisation de la vidéo ne nuise pas à l’esprit du football. Sa présence est plutôt une position intelligente.
