31-03-2015 01:30 - Colloque : Mythe & littératures africaines

Colloque : Mythe & littératures africaines

Traversées Mauritanides - Le Groupe de Recherches en Littératures Africaines (GRELAF) organise un Colloque international sur le thème :

Mythe & littératures africaines : la mise en texte de l’imaginaire à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université de Nouakchott (Mauritanie) du 13 au 14 Avril 2016

« ...nous sommes des lamantins qui vont boire à la source, comme jadis, lorsqu’ils étaient quadrupèdes ou hommes. Je ne sais plus au juste si c’est là mythe ou histoire naturelle » Léopold Sedar Senghor

Argumentaire

Mythe et littérature entretiennent des rapports que la critique thématique, la mythanalyse, la mythocritique, les études sur l’intertextualité et, plus récemment, la poétique comparée des mythes n’ont eu de cesse d’étudier.

Ce colloque envisage une réflexion sur les liens possibles entre mythe et littératures africaines sans aucune exclusive sur les méthodologies d’analyse. Avant que Roland Barthes ne proclame son célèbre « tout est mythe », Mircea Eliade formulait déjà la difficulté de trouver une définition qui fasse l’unanimité. Bien après eux, Pierre Brunel voit toujours dans le concept de mythe « un signifiant des plus flottant ». Sur le continent africain, des enquêtes systématiques ont été réalisées sur les mythes africains (Jean Rouch, Griaule, Dieterlen, Kesteloot et Dieng…) Le travail sur les mythes dans les littératures africaines gagnerait à être poursuivi, tant des zones sont restées en friche dans ce vaste champ.

Le concept sera pris ici dans son sens le plus large. Le point de départ de notre questionnement n’est donc pas une conception préétablie du mythe, il s’agit plutôt de mettre en branle une réflexion sur les différents regards ou expériences des écrivains tant par l’écriture que la lecture et l’interprétation du phénomène mythique dans le texte littéraire. Les propositions de communication portant sur les (ré-) écritures littéraires des mythes seront particulièrement appréciées. Quels enjeux sont soulevés par la mise en texte de l’imaginaire mythique dans les littératures africaines?

L’imaginaire est un lieu intermédiaire, un intermundus (Corbin), qui donne la possibilité d’examiner les dimensions trans/intersubjectives des productions culturelles. Les productions de l’imaginaire, la littérature en particulier, jettent une lumière nouvelle sur les mythes qu’ils utilisent de manières diverses.

Comme chacun le sait, les littératures d’Afrique se sont toujours adossées à un large « répertoire de récits métaphysiques se répondant les uns les autres pour former un ensemble ayant sa cohérence et présentant un certain nombre de traits spécifiques » (Jean Derive). L’étude et l’interprétation de l’enjeu du mythe ré-écrit dans les productions de la première génération reste encore à compléter.

La survivance des mythes traditionnels dans les écrits africains même des plus contemporains doit aussi faire l’objet d’une plus grande attention puisque des tendances néo-négritude ou tournées vers une « mythisation » (Pierre Brunel) du passé subsistent ici ou là, mais le même intérêt doit aussi être porté sur les auteurs qui proclament le divorce entre la littérature et les constructions mythologiques héritées du passé. La critique doit comprendre la relation, de pérennisation ou de rupture, du texte littéraire d’aujourd’hui avec des mythèmes (G. Durand) et des images archétypales (C. G. Jung) devenus depuis longtemps lieux communs des littératures d’Afrique.

Par ailleurs, depuis que la littérature s’est donnée pour ambition de dire l’éclatement de la société traditionnelle, la problématique des mutations des mythes vers la satire et la parodie, (U. Baumgardt) ainsi que la nature de celles-ci, apparait comme des plus pertinentes à étudier.

Des mythologies imaginaires, fabriquées de toutes pièces, par les littératures africaines (Egbuna Modum) et d’ailleurs ou sur la base des modèles existants, ont fait leur (ré)apparition: la nécessité d’un discours mythique pour dire la réalité d’aujourd’hui n’est pas sans poser des interrogations sur les relations nouvelles entre mythe et histoire, mythe et croyances, mythe et identité, mythe et création littéraire, mythe et scénographie auctoriale…

Les différentes interventions pourront se déployer dans l’une des thématiques suivantes :

Mythes littérarisés

Mythes littéraires

Les mutations mythologiques tant à travers l’histoire qu’à travers les genres ;

Frontières et interférences entre mythes et imaginaires.

Les propositions de communication doivent être présentées avec une police 12, times new roman, sur une page maximum. Il s’agira principalement, après avoir délimité les contours de l’axe de réflexion, de problématiser clairement le sujet qui sera abordé. Nous recommandons un corpus raisonnable et précis.

Chaque proposition devra être accompagnée, sur une deuxième page, d’un CV en six lignes maximum soulignant entre autre, le titre académique et les principales publications du candidat.

Nous envisageons de procéder par la publication des actes du colloque ; c’est pourquoi les candidats, dont les propositions de communication seront retenues, devront envoyer leurs textes prêts au plus tard un mois avant le colloque, suivant les normes éditoriales suivantes :

Volume : 10 à 12 pages ;

Police : 12, times New Roma ;

Seuls seront mis en gras les titres et sous-titres ;

Les citations de plus de trois lignes doivent être décalées d’un double interligne par rapport au texte principal en haut et en bas ; l’appel à note doit être placé immédiatement après les guillemets (pour les citations) ou après le mot auquel il est rattaché.

Les notes sont à prévoir en bas de la page ;

La notice bibliographique ne doit comporter que les références explicitement mentionnées dans le texte.

Les propositions de communication sont à envoyer, au plus tard le 31/janvier/2016 aux adresses électroniques suivantes :

mamadoukba@gmail.com

minediop@hotmail.fr

Les réponses, après délibération du comité scientifique, seront adressées à qui de droit au plus tard le 15 février 2016.



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