24-12-2015 06:18 - Cheikh Oumar NDiaye est parti : L’Authentique perd une valeur jeune après avoir perdu une valeur sage

Cheikh Oumar NDiaye est parti : L’Authentique perd une valeur jeune après avoir perdu une valeur sage

L'Authentique - Près d’un mois après la disparition de son chroniqueur judiciaire, Abou Cissé, le quotidien L’Authentique perd son plus jeune reporter, Cheikh Oumar NDiaye. Le premier représentait la sagesse d’un sexagénaire, l’autre la jeunesse à la fleur de l’âge.

Cheikh Oumar NDiaye, la trentaine, a brusquement disparu lors d’un tragique accident, le mardi 22 décembre 2015, à l’entrée de Tintane, au Hodh Gharbi. Il était en mission de presse en compagnie du fils du président, Ahmed Ould Abdel Aziz, président de la fondation Errahma .

Ce dernier apportait de l’aide et des dons à des familles déshéritées dans les régions du Gorgol, de l’Assaba et des deux Hodhs. Qu’importent les circonstances de l’accident. Il a ravi à L’Authentique, à la famille NDiaye et Bâ, à ses amis et à la Mauritanie, un jeune pétri d’ambition, de rêve et de dynamisme.

Et dire que Cheikh Oumar s’apprêtait à se rendre dès jeudi 24 décembre 2015 à Dakar pour assister à l’émission « Sene Petit Gallé » qui met en compétition de jeunes talents de la musique. Il devait y aller pour la couverture mais aussi pour soutenir une jeune star montante de la musique mauritanienne.

La nouvelle de la disparition de Cheikh Oumar, la rédaction de L’Authentique l’a apprise vers 13 heures, en ce jour fatidique. Un appel d’un commerçant anonyme du marché de Sebkha qui l’aurait lui-même appris d’un cousin à Hayré Golloré, près de Boghé. Une heure plus tard, nous apprenions le décès du jeune Ahmed Ould Abdel Aziz. Le choc était à son comble.

Plus tard, l’épouse de Cheikh Oumar, la jeune speaker de la TV Mourabitoune, Halima, fut informée par nos soins, lorsque nous passâmes la récupérer chez ses parents, à l’îlot B. La nouvelle lui arracha des cris de douleur insupportables.

Chez la maman de Cheikh Oumar, en voyage à Rosso, l’information n’avait pas encore circulé. Lorsqu’elle fut apprise, une douleur irrésistible s’empara des sœurs du défunt.

Cheikh Oumar NDiaye avait rejoint la rédaction de L’Authentique en 2006. Il avait débarqué comme stagiaire après des années d’études à l’université de Nouakchott. Vite, il s’imposa dans la rubrique « Culture ».

Un créneau qui lui permit très rapidement de s’infiltrer dans le monde de la musique et du Hip-Hop…Il traita également de tous les autres aspects de la culture, l’art, le théâtre, la mode… couvrant les divers évènements qui se sont déroulés ces dix dernières années en Mauritanie.

Son sérieux, sa modestie, son honnêteté et sa piété, étaient les traits marquants de ce jeune avenant qui forçait l’estime et la sympathie. Avec son physique de jeune premier et ce sourire envoûtant qui quitte rarement son visage, Cheikh Oumar se fraya rapidement sa propre voie dans le monde médiatique mauritanien.

Quand ses camarades décidèrent de créer le « Club des jeunes journalistes mauritanien », le choix pour diriger la structure lui revint naturellement. Doté d’une ambition noble pour la réussite de ses projets, Cheikh Oumar s’investira corps et âmes dans ses nouvelles fonctions.

Très vite, la Délégation de l’Union européenne fut séduite par ce jeune homme et lui confia, à lui et à son équipe de jeunes journalistes, des contrats de couverture de presse dans le cadre du Programme d’appui à la société civile, à la culture et à l’artisanat « PESCC ». Cheikh Oumar a aussi beaucoup voyagé, notamment en France, pour une formation à l’Ecole supérieur de journalisme de Paris, mais aussi au Maroc, au Sénégal, dans le cadre de son métier de journaliste ;

A la mosquée Ibn Abass où sa dépouille fut portée, près d’un millier de personnes avaient assisté à la prière mortuaire. Il a été inhumé aux cimetières du P.K 7 de Nouakchott, en présence de tous ses amis, Babacar Ndiaye de Cridem, Féros de Radio Nouakchott, Khally Diallo, « La Marmite du Parage », Lamine Kane, Dez…

Beaucoup de confrères avaient assisté aux adieux donnés à Cheikh à la grande mosquée, mais aussi de grandes figures du milieu culturel mauritanien, des hommes politiques, des défenseurs des droits de l’homme, des religieux à l’image de l’Imam central de la mosquée saoudienne Ould Habibourrahmane....

Originaire du Brakna, Cheikh Oumar s’est marié il y a un peu plus d’une année. Il n’avait pas d’enfants.

Inna Lilahi Wa inna Ileihi Rajioune

La rédaction de L’Authentique



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Commentaires (1)

  • le cavalier du désert (H) 26/12/2015 19:26 X

    Je suis C.A.K et je poste ce message sur ordre de mon frère et ami, votre confrère, Aboubecrine Ould Sidi, malade depuis quelques temps. « Je regrette de ne pas assister aux funérailles de feu Ahmedou Ould Abdel Aziz, président de la Fondation Erraha , un jeune homme que j’ai connu dans le cadre de sa Fondation et d’autres activités. Feu Ahmedou, était un homme franc, sage, souriant, soucieux des nécessiteux, …. Un homme qui respectait ses paroles et ses engagements ». « Feu Cheikh Oumar N’Diaye, un confrère que m’a attiré par son sérieux et son dévouement. Je les ai connu il y a de cela quelques quatre à cinq ans dans le monde de la presse. N’Diaye me considérait comme un aîné. Il m’accordait de l’estime. Ces deux disparitions m’ont trouvé malade. Mais j’ai subi le choc de ce drame ».