01-06-2017 09:54 - Mohamed Oud Abdel Aziz a-t-il éclipsé son homme de confiance ?
Les Mauritanies - Le premier constat qui apparait sur le remaniement partiel du gouvernement, c’est sans doute le départ de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, secrétaire général à la présidence.
Une décision qualifiée par bon nombre d’observateurs politiques comme étant purement stratégique. D’autres observateurs y voient un limogeage pur et simple sous pression des lobbys favorables au premier ministre. Il n’est de secret pour personne qu’entre les deux personnes, les relations ne sont pas au beau fixe.
En tout cas, depuis le lundi 29 mai, l’appareil gouvernemental a connu un nouveau chamboulement. Ainsi, Yahya Ould Abdel Diam devient ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et Mohamed Abdallahi Ould Ouda hérite du ministère de l’équipement et des transports.
A noter également que l’ex premier ministre ( 14 août 2008 au 20 août 2014) ,après 3 ans de loyer service à la présidence, est remplacé par Seydina Ali Ould Mohamed Khouna, richissime homme de l’Est, qui a notamment fait fortune dans l’industrie de la Pêche.
De l’avis de nombreux analystes, cette nouvelle mesure entre dans le cadre de la préparation du référendum du 15 juillet où le parti au pouvoir et particulièrement le président Aziz jouent leur survie politique. Si cette consultation risquée à plus d’un titres leur réussit, les élections présidentielles de 2019 seront une formalité.
Les observateurs les plus avertis en politique estiment que le chef de l’Etat est en train de préparer, son homme de confiance, Mohamed Laghdaf, seule personnalité capable de succéder au Rais dans une improbable posture medvedevienne.
Par contre, les plus pessimistes pensent que le Rais joue la politique de la chaise vide si chère aux dirigistes. L’idée serait alors d’écarter un numéro deux devenu encombrant.
Pendant ce temps, l’opposition s’organise dans une union “de façade” selon un diplomate Occidental qui déplore l’absence d’un programme politico-économique clair de la part des forces dites “alternatives”. Pour sûr, 2019 sera une année chaude.
