27-09-2017 12:33 - Accusations fallacieuses du journal Le Monde Afrique : Réaction du général N’Diaga Dieng
L'Authentique - Il n’est point de ma nature ni de mes habitudes de réagir par rapport à certaines allégations colportées à mon endroit, surtout quand celles-ci sont mensongères et dénuées de tout fondement.
Cependant il importe d’éclairer l’opinion quand un journal de notoriété internationale comme Le Monde se permet de divulguer des informations tendancieuses et outrageuses conte ma personne.
C’est ainsi que mon conseil et moi-même avions décidé d’interpeller à temps, les journalistes auteurs de l’article cible dont les sources sont bel et bien identifiées et les motivations visiblement circonscrites en vue d’apporter la moindre preuve concernant les accusations fantaisistes faites à mon encontre.
A l’époque, nous avons immédiatement adressé un droit de réponse au journal en question qui n’a jamais pris la peine de le diffuser. C’est ainsi que, tout en nous réservant le droit d’agir en conséquence, nous avons décidé de porter le contenu de cette réaction, à l’attention de l’opinion.
Au demeurant, quand bien même que les faits reprochés s’avéraient réels, on est en droit de se demander si le fait de louer sa villa à une tierce personne, est assimilable à un acte de corruption et, s’il en est aussi de même pour l’embauche de sa fille ou de son fils. Décidément chez ce journaliste lanceur d’alerte, « le ridicule ne tue pas ».
Nouakchott, le 25 septembre 2017
Niaga Dieng, Général à la retraite
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A Monsieur le Directeur Général de
LeMonde.fr/LeMonde Afrique
Objet : Démenti.
Monsieur le Directeur Général,
Par les présentes, et au nom de notre client M. le Général Dieng Ndiaga, citoyen mauritanien nous tenons à vous signaler que votre journal a publié à son encontre et à l’encontre de sa fille, des propos infamants et surtout, diffamatoires, à travers un article signé MM. Xavier Monnier Jean Tilouine, intitulé "Mauritanie : le Géant minier Kinross dans le viseur des autorités américaines".
Dans cet article, en date du 4 octobre 2015 et largement repris depuis, par de nombreux sites et journaux en Mauritanie et ailleurs, il est écrit : « A Nouakchott, une quantité de hauts fonctionnaires et de proches du Président ont profité de largesses de Kinross Gold Corporation. Les agents des Douanes et les gendarmes qui protègent le site ont ainsi directement été rémunères par le groupe minier canadien et liés par un contrat. Selon nos information, l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le Général Ndiaga Dieng loue plusieurs de ses villas à Nouakchott aux employés de Kinross Gold Corporation, qui a d’ailleurs embauche sa fille ».
Le procédé utilisé par ces deux journalistes pour discréditer notre client en le faisant figurer dans la "quantité de hauts fonctionnaires (qui) ont profité des largesses de Kinross Gold Corporation" relève typiquement de l’amalgame et de la mauvaise foi et traduit une intention malveillante, claire et précise à l’égard de notre client et une volonté délibérée non moins affirmée de porter atteinte à son honneur et à sa réputation.
En effet, tout est totalement infondé, faux, dans cette "information" que les rédacteurs de l’article prétendent détenir. Il est très surprenant qu’une telle "information" ait pu être livrée au public par l’un des plus réputés journaux du monde en matière de sérieux, d’indépendance et de respect de la déontologie, sans que les principales personnes concernées par cette "information" toxique n’aient été approchées. Car si ces journalistes affirment à propos de ces accusations que "Kinross n’a pas souhaité commenter cette information", il ne leur est, semble-t-il, même pas venu à l’esprit d’effectuer la même démarche de base auprès de personnes nommément désignées par eux et dont ils livrent l’honneur à la vindicte. Comme si seule comptait cette multinationale et non mon client profondément affecté dans sa dignité et blessé dans son amour-propre.
Monsieur le Directeur Général ;
Si les rédacteurs de cet article vénéneux avaient eu l’idée simple de contacter notre client pour vérifier leurs sources, ils se seraient montrés sans doute beaucoup plus prudents et professionnels car ils auraient obtenu de lui et de tous ceux qui le connaissent en dehors de tout préjugé, le démenti le plus clair et le plus cinglant sur ces allégations brutalement mensongères. Ils n’auraient pas eu besoin de recourir à des supputations ou à des montages aussi grotesques pour illustrer leur propos sur Kinross ou quiconque.
Nous affirmons, au nom de notre client que ce dernier :
1- N’a jamais loué une villa ou une demeure quelconque a des employés de Kinross ni conclu le moindre contrat mobilier ou immobilier avec Kinross ou avec l’une des filiales en Mauritanie ou à l’étranger, et mettons solennellement au défi les rédacteurs de l’article de nous apporter le moindre début de preuve de leur allégation ;
2- N’a jamais intervenu pour faire recruter sa fille à Kinross. Celle-ci a suivi ses études universitaires aux Etats-Unis ou elle a obtenu tous les diplômes requis pour être recrutée par Kinross dans les conditions les plus transparentes et suivant les conditions d’admission vérifiables et dans lesquelles notre client n’a, à aucun moment , intervenu, ni directement ni indirectement.
En tout état de cause compte tenu de la gravite des accusations de corruption qui sous-tendent ces propos diffamatoires, nous rappelons au nom de notre client, qu’il est dans l’obligation juridique et morale de ces journalistes d’étayer leur affirmations par des preuves vérifiables et de respecter dans leurs écrits l’honneur et la dignité des personnes, quelle que soit leur origine ou leur fonction.
Plus concrètement, nous invitons vivement ces journalises à prouver l’existence de ces soi-disant locations de villa par mon client et que le recrutement de sa fille par Kinross est le résultat d’un trafic d’influence et non de son niveau académique et universitaire ou qu’elle aurait été recrutée sur un emploi fictif ou aurait bénéficié d’un statut ou traitement particulier pendant ou après son recrutement au sein de l’entreprise.
Monsieur le Directeur Général,
Vu l’extrême gravite de la situation dans laquelle se trouve mon client et sa famille au plan moral, étant donne la légèreté avec laquelle ces graves accusations ont été portées contre notre client en violation des règles de déontologie et de droit en la matière, dans le but évident de l’impliquer dans des faits et évènements d’une très grave portée nationale et internationales-avec implication de la justice américaine –évènements et faits auxquels il n’est, ni de près ni de loin, mêlé.
Nous invitons la rédaction de votre journal à présenter des excuses publiques et non ambigües au Général Dieng Ndiaga et à sa fille pour l’outrage et tous les désagréments résultant des propos diffamatoires de vos journalistes dans votre journal.
Il va de soi que ces excuses devront être diffusées sur internet comme il a été procédé pour la diffamation et l’outrage et ce, dès la date de réception de cette présente lettre.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, nos salutations les meilleures.
Ampliations :
Kinross
SEC, USA
DJO, USA
