18-12-2017 18:00 - Laser du lundi : L’adhésion du Maroc désintègrera l’intégration avancée de la CEDEAO (Par Babacar Justin Ndiaye)

Laser du lundi : L’adhésion du Maroc désintègrera l’intégration avancée de la CEDEAO (Par Babacar Justin Ndiaye)

Dakar Actu - « Ecrire l’Histoire, c’est foutre la pagaille dans la géographie ». Cette citation amusante et savante de Daniel Pennac, éclaire le cap de la chienlit et du délitement vers lequel l’adhésion du Royaume chérifien propulsera la CEDEAO, la communauté ouest-africaine en voie d’intégration très avancée.

En effet, le Maroc qui est entrain d’écrire son Histoire immédiate, veut surfer sur une hérésie géographique et se mouvoir sur un tremplin géopolitique, dans le but de conforter ses intérêts vitaux de tous ordres.

Conséquence : le critère géographique, notamment spatial, ayant présidé au surgissement de ce cadre d’intégration et à la détermination de son sigle – à savoir l’étendue et les limites de l’Afrique de l’Ouest – est, d’emblée, piétiné par la demande d’adhésion déposée par le gouvernement de Rabat.

Avant de pulvériser ou de plaider la cause du Maroc, rendons, d’abord, ses droits à la géographie qui – au gré des agendas politiques et des calculs stratégiques – est tantôt physique, tantôt plastique, parfois élastique et, souvent, en caoutchouc. Le summum de la pagaille est illustré par la non-acceptation du Sénégal dans le G5 Sahel et, a contrario, la bénédiction rampante de la candidature du Maroc, par les instances de la CEDEAO qui, elle-même, compte trois Etats membres de la nouvelle organisation militaire du Sahel : le Burkina, le Mali et le Niger.

C’est l’âge d’or du charlatanisme géographique qui – sous des dehors de volontarisme politique, économique et diplomatique – pollue et, in fine plombe l’intégration recherchée et salvatrice. Certes, l’intégration économique sera toujours à la remorque des choix et/ou des volontés politiques. Mais via quel filtre géographique accueillera -t-on éventuellement le Royaume chérifien et sur quel terrain miné ou dépollué installera t-on la CEDEAO lestée d’un Maroc confronté à un faisceau de servitudes géopolitiques ? Une pincée de questions ardues qui génèrent un clivage entre des chefs d’Etat qui souhaitent la bienvenue au candidat et d’autres qui se montrent moins accueillants. Les discussions d’Abuja qui ont débouché sur le report (janvier 2018) en sont illustratives.

Au demeurant, le débat est bien biaisé et mal étagé. Avant de faire l’inventaire des avantages et des inconvénients de l’irruption du mammouth marocain dans l’espace des micro-marchés d’Afrique de l’Ouest, il fallait, au préalable, clôturer le débat de base qui crédibilise ou décrédibilise toute candidature. En d’autres termes et en français facile : où est le Maroc ? Le Maroc est dans le Maghreb, en bordure de la Méditerranée (à 15 kilomètres de l’Europe par le détroit de Gibraltar), avec une large façade sur l’Atlantique. Ce n’est pas tout.

Le Maroc n’a aucun contact physique, aucune frontière avec un pays membre de la CEDEAO. Le Royaume est séparé du Sénégal et du Mali, par la Mauritanie (pays ayant quitté la CEDEAO) et par le territoire du Sahara Occidental dont le destin – encore en équation diplomatique, militaire et juridique – n’est toujours pas scellé au regard du Droit international et au niveau des Nations-Unies. Sous cet éclairage-là, envisager l’adhésion puis offrir un siège au Maroc, c’est se faire le complice, le sous-marin et le cheval de Troie d’une obscure opération de noyautage de la CEDEAO. Une infiltration marocaine qui draine autant de visées géopolitiques que d’objectifs économiques.

Les économistes, les banquiers et les industriels ont recensé les aspects funestes et les facettes favorables d’une adhésion du Maroc. Pour être complet, il est donc temps de cerner les incidences géopolitiques et/ou géostratégiques d’une irruption chérifienne dans l’espace CEDEAO. A cet effet, un regard appuyé sur la mappemonde, renseigne fort bien sur les ressorts de ce besoin vital d’expansion marocaine vers l’Afrique au sud du Sahara.

Visiblement, le Maroc est encagé. L’Est du Royaume est durablement verrouillé par la rivalité atavique avec l’Algérie. Au Nord, les enclaves sous souveraineté espagnole de Ceuta et Melilla, ne lui laissent qu’une lucarne sur la Méditerranée et en direction de cette Europe qui a repoussé sa demande d’adhésion à l’UE, antérieure à sa demande d’adhésion à la CEDEAO. Au Sud, la RASD reconnue par l’Union Africaine (camouflet diplomatique) et la Mauritanie (très ombrageuse sur les questions de souveraineté) dressent des parois et parachèvent l’étouffement.

Du coup, l’antidote bienvenu et retenu par les conseillers du Roi, est d’enjamber la Mauritanie puis de se déployer en Afrique de l’Ouest, en faisant du Sénégal, la porte d’entrée et, surtout, le poisson-pilote de ces grandes manœuvres. Ainsi ont carburé les stratèges du Palais royal dont le dernier Mohican de l’ère Hassan II, est le très intelligent André Azoulaye, père de la nouvelle directrice générale de l’UNESCO.

Avec un statut de membre à part entière de la CEDEAO, le Maroc se donnera de lointains leviers et parachutera son influence dans une zone où il prendra à revers l’Algérie. Y compris jusque dans le Sahel ; puisque la CEDEAO compte deux Etats frontaliers de l’Algérie : le Mali et le Niger. Tenez ! Si le Maroc avait intégré la CEDEAO, en 2011, les Forces Armées Royales (FAR) auraient dépêché des bataillons au sein de la Mission de la CEDEAO au Mali (la MICEMA) qui est la devancière de la MINUSMA.

On aurait été dans un cas de figure stratégique où des militaires marocains campent au Nord-Mali qui correspond au flanc-Sud de l’Algérie. Un décor de tensions et d’étincelles : l’armée marocaine face à Tindouf et un contingent chérifien (sous la bannière de la CEDEAO) face à Tamanrasset. Bonjour le casus belli automatique ! L’Algérie aurait instantanément riposté en déstabilisant totalement le Mali, terre d’accueil d’une Force de la CEDEAO ayant une composante marocaine, sur sa frontière méridionale. Dieu sait que l’Algérie a des capacités de nuisances considérables au Sahel. Il s’y ajoute que l’arrivée du Maroc polluera le climat diplomatique, jusque-là vivable et gérable à l’échelle des 15 Etats. En effet, il existe, à propos du Polisario, une ligne de partage entre des pays pro-marocains (cas du Sénégal) et d’autres qui ont une politique étrangère assez bienveillante envers la RASD ; tels le Nigeria et la Guinée-Bissau.

Par ailleurs, les observateurs sont enclins à stigmatiser une démarche manifestement opportuniste (froidement calculée) du Maroc. Lorsque la CEDEAO voyait le jour, au milieu des années 70, le Maroc, membre de la Ligue Arabe, – après avoir dépêché un bataillon sur les hauteurs du Golan, en Syrie, durant la guerre du Kippour – s’est lancé dans une partie de poker avec l’Espagne et la Mauritanie de Moctar Ould Daddah, en vue d’arracher le Sahara Occidental, des griffes d’un Général Franco agonisant à Madrid.

En 1980, date de l’adoption du Plan de Lagos (pierre angulaire de la politique communautaire), le Maroc avait la tête, ailleurs. En 1989, Rabat ignore royalement la CEDEAO, pourtant vieille de quatorze ans, et adhère à l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Déboires et échecs au Maghreb. A partir de 1990, le Royaume chérifien a multiplié les efforts, afin d’intégrer l’Union Européenne ou – à défaut – de nouer des relations privilégiées via des accords jamais signés avec un Etat non européen. Nouvel échec. Preuve que le destin de la CEDEAO a longtemps été le cadet des soucis des dirigeants marocains. Par conséquent, ce soudain regain d’intérêt pour l’Afrique de l’Ouest décuple les réflexions des analystes et aiguisent les lasers des chroniqueurs.

Un cadre d’intégration n’est pas un moulin. Les portes d’entrée de l’UE, de la CEDEAO, de l’ALENA et du Pacte Andin (pays sud-américains de la cordillère des Andes) ne sont ne sont pas sans clé ni verrou. Quelques leçons d’Histoire récente sont encore fraiches dans les mémoires. Durant de longues années, le Général De Gaulle s’est opposé à l’entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun. Pourtant, c’est la largeur de la manche qui sépare l’Angleterre des côtes françaises. Pour le Président français d’alors, l’Angleterre est la perfide Albion, plus orientée vers l’océan que vers le vieux continent.

Donc plus attachée à l’Amérique qu’à l’Europe. Aujourd’hui, le BREXIT donne amplement raison à un De Gaulle visionnaire. Dans cet ordre d’idées, le blocage de la Turquie aux portes de l’UE – pourtant accueillante pour les ex-pays communistes de l’Est, comme la Pologne et la Hongrie etc. – prouve que les critères d’adhésion dans un cadre d’intégration sont pluriels : économique, identitaire et civilisationnel. La Turquie n’étant pas de civilisation judéo-chrétienne, on l’accepte uniquement dans l’OTAN (organisation militaire anti-soviétique et, aujourd’hui, anti-russe), à cause de sa puissante armée et de sa posture de jointure entre l’Asie et l’Europe.

« Le prochain Etat membre de la CEDEAO, après l’adhésion du Maroc, en janvier 2018, ce sera la Nouvelle-Zélande ». Voilà une boutade dont il ne faut pas rire. Après tout, la boutade est le prolongement des pensées sérieuses par la plaisanterie. Le fait que le Maroc – suffisamment maghrébin et indiscutablement méditerranéen – veuille devenir un pays tropical et, plus tard, équatorial ou austral, n’est-ce pas, en soi, ahurissant ?

C’est justement, pour stabiliser définitivement les lignes géographiques englobant des aires économiques très viables que le Président Senghor, préconisait, dans une interview accordée à Philippe Decraène du journal « Le Monde », une restructuration plus équilibrée de la CEDEAO écrasée par l’immense marché nigérian. Senghor suggéra la création d’une « Communauté Economique des Etats de l’Afrique Atlantique » (CEEAA) qui irait de Nouakchott à Matadi (Bas-Zaïre ou Bas-Congo).

Ainsi la riche et grande RDC contrebalancerait le géant nigérian. Idée infiniment plus pertinente, au plan économique, que l’adhésion du Maroc. Et moins périlleuse, au chapitre géopolitique.





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Commentaires (17)

  • Belphegor (H) 19/12/2017 17:47 X

    @Jakuza Je ne suis pas du tout énervé mais je voulais faire juste mettre en exergue votre tendance à vouloir toujours trouver un bouc émissaire qui manœuvrerait contre la Mauritanie alors quand ce n’est pas Bouamatou, c’est Macky Sall, Mohamed VI….Pierre, Paul ou Jacques. Entretenir ce sentiment de complot permanent de l’extérieur est la caractéristique des régimes aux abois pour faire diversion sur les vrais problèmes du pays et sur les faillites flagrantes de leur gestion comme celui qui nous gouverne et dont vous êtes l’un des plus ardents avocats sur ce site.

  • simo (H) 19/12/2017 17:32 X

    Pour la petite histoire, il faut revenir à la carte géographiques des tracés du commerce transsaharien entre le Maroc et l'Afrique de l'Ouest, bien avant la "pagaille" de la parenthèse coloniale.

  • jakuza (H) 19/12/2017 16:37 X

    Belphegor (H), je vous sens énervé et rien ne justifie votre véhémence en lieu et place de laquelle vous devez avoir la courtoisie d'argumenter. Et je n'ai pas parlé de Bouamatou...

  • Belphegor (H) 19/12/2017 11:27 X

    @Jakuza A force de voir partout des complots de Bouamatou et/ou de Macky Sall et autres vous finirez par souffrir de phobie complotiste aiguë comme votre idole Aziz...Vos procès d'intention sont ridicules.

  • Mohammed-Ali (H) 19/12/2017 09:29 X

    Je ne vois là qu'un article commandité contre le Maroc, son auteur nous dira peut être qui est ou qui sont ses mécènes. Ci-après un extrait du commentaire de M. KOULAYB -Troisièmement, la récente découverte du marché d’esclaves, tous Africains, ouvert dans un pays Arabe, membre de l’UMA, sans qu’un seul des pays membre de cette organisation n’ait condamné de façon sans équivoque, cette catastrophe et sans se proposer d’accueillir les Africains transformés en produits marchands, devrait inciter les pays de la CEDEAO à bien réfléchir avant de se trouver victimes des mêmes traitements dans leurs propres pays. Qui est le pays de l'Afrique du nord qui a régularisé la situation des immigrés Africains sur son territoire, qui a offert la scolarisation des enfants de ces personnes, qui offert une couverture médicale, qui s'est porté volontaire à rapatrier par avions les immigrés de Libye?? Soit vous ne suivez pas les actualités, soit vous êtes mal informé.Je vous donne la réponse: c'est le Maroc. Est ce que ce pays renvoie les Africains dans des conditions lamentables à ses frontières par centaines sinon par milliers??. Soyez plus logique dans vos commentaires.

  • Bertrand (H) 19/12/2017 09:19 X

    Très bonne analyse.

  • jakuza (H) 19/12/2017 02:53 X

    "...moi-même qui ne point stratège..."? Qui n'est point... lapsus/cactus clavier!

  • ngaynde (H) 19/12/2017 01:17 X

    Il n’ y a pas de place pour les racistes esclavagistes, colonisateurs dans la CEDEAO. Le roi du maroc a corrompu la plus part des dirigents de la CEDEAO, a commencer par maky sall , le negre de service du roi Mohamed VI. Les peuples doivent manifester , descendre dans les rues, ne pas faire confiance a ses dirigents.

  • ngaari aalam (H) 19/12/2017 00:31 X

    C’est etonnant que tous les commentateurs ont la meme vision des choses. En tout cas moi depuis toujours je faits tres attention a tout ce qu’il dit. A mon avis les etats dela CEDEAO doivent dire merdre au maroc et a la mauritanie. Quant a la Tunisie n’en parlons meme pas. Leurs adhesion ne va pas seulement desintegrer la sous region, mais ca va transformer peuples africains en esclaves, avec le temps bien sur, en esclaves fonciers, economiques,etc

  • Eclair (H) 19/12/2017 00:04 X

    On appelle cela un article bien informé.

  • jakuza (H) 18/12/2017 21:55 X

    Chapeau bas Monsieur Babacar Justin N'Diaye! Analyse stratégique par un vrai stratège. Mais moi-même, qui ne point stratège, j'ai rappelé que la priorité pour Mohamed VI devrait être de trouver une solution vendable à la question du Sahara. Il est évident, et je l'ai souvent écrit sur ce site, que Mohamed VI est manipulé par Macky Sall qui met en oeuvre là une démarche visant à isoler la Mauritanie.. Aucun doute que Mohamed VI, dont on ne peut que reconnaître l'envergure, revisera sa position vis-à-vis de la Mauritanie, avec laquelle il faudra compter!

  • Kouleyb (H) 18/12/2017 21:44 X

    Difficile de trouver mieux, ou plus, à dire après la revue globale que propose l’article. On peut néanmoins y ajouter, pour être complet, comme on dit, quelques éléments que l’article passe sous silence, malgré leur évidence, peut-être pour ménager les susceptibilités de certains pays membres de l’UMA.

    -Premièrement la CEDEAO, aurait du soumettre la Mauritanie aux filtres les plus serrés, à cause de la manière dont nous, Mauritaniens, voulons prendre à cette organisation ce dont nous avons le plus besoin, une certaine crédibilité en matière de droits de l’homme (la Mauritanie est constamment accusée de racisme et d’esclavage)et une plus grande « fréquentabilité » au plan diplomatique, tout en rejeter ce qui est important pour elle, ses ressortissants et ses produits industriels, objet de multiples tracasseries et d’expulsions fréquentes de la part des autorités de Nouakchott. De plus, la manière dont la Mauritanie, membre fondateur et respecté de la CEDEAO, a claqué la porte de l’organisation, sous prétexte de donner priorité à l’UMA, a manqué de prise en compte des sentiments des populations négro-africaines de Mauritanie et de considérations pour les Etats membres. Vouloir revenir aujourd’hui, en proposant un accord de coopération et non réintégration pure et simple est aussi une confirmation de la façon dont les régimes Mauritaniens de ces dernières années, traitent nos voisins de l’Afrique de l’Ouest

    -Deuxièmement, la demande d’adhésion Marocaine, la préposition d’accord Mauritanien et le statut d’observateurs de la Tunisie, devraient inquiéter et rendre plus vigilents les Etas actuels de la CEDEAO. Car si le navire « UMA » est entrain de couler, c’est justement la preuve que les Etats Maghrébins n’ont pas réussi à en faire un outil de coopération et de développement. Que ces mêmes Etats tentent d’exporter leurs querelles et leurs échecs vers la CEDEAO, n’est pas un bon argument pour leur en ouvrir les portes. Seule ’Algérie, fière, à juste titre, de son poids dans la région de Afrique Nord- Ouest, observe, avec dignité, le marché de la CEDEAO, sans en «saliver », au point d’oublier les intérêts des pays Africains.

    -Troisièmement, la récente découverte du marché d’esclaves, tous Africains, ouvert dans un pays Arabe, membre de l’UMA, sans qu’un seul des pays membre de cette organisation n’ait condamné de façon sans équivoque, cette catastrophe et sans se proposer d’accueillir les Africains transformés en produits marchands, devrait inciter les pays de la CEDEAO à bien réfléchir avant de se trouver victimes des mêmes traitements dans leurs propres pays.

  • foutatoro (H) 18/12/2017 21:09 X

    Qu'est ce qu'il est agréable à lire cet article ! De très haute facture. Éminemment profondément intellectuel. En quelques lignes on comprend les grands enjeux en cours portant sur une période de près d'1/2 siècle. La seule contribution que je veux apporter c'est de rappeler au brillant M. Ndiaye que le monde n'est pas figé. Le contexte international change, les relations internationales aussi. Par conséquent, hier n'est pas aujourd'hui qui ne sera pas demain. Avec le Maroc, nous avons au moins un pays qui partage avec l'Afrique de l'ouest une grande civilisation islamique et donc une proximité culturelle réelle. Le Maroc très en avance par rapport à la CEDEAO peut tirer la région vers le progrès. Il sera plus facile de se rapprocher de ce pays que des USA. Sinon, cet article est du miel.

  • kadimapur (H) 18/12/2017 20:07 X

    Analyse imparable et d'une pertinence percutante chapeau!!!

  • medabdul (H) 18/12/2017 20:05 X

    oui, très bonne analyse, pertinente et d'actualite,le Maroc confine dans un petit réduit face a la Méditerranée cherche des débouchés..... entre autres.

  • sahelien (H) 18/12/2017 19:36 X

    Bel article, de par sa profondeur, meme si clairement biaise. Les arguments sont assez convaincants pour faire chavirer ceux qui hesitent entre le oui ou le non sur cette question. Au dela des arguments economiques, il parait reallement "etrange" d'inclure le Maroc dans la Cedeao sans cette continuite geographique qui semble definir les ensembles economiques. Plus profondement cependant, je crois le Maroc, la Tunisie et l'Algerie ont assez en common, d'un poit de vue culturel, pour tenter l'aventure de l'union du Maghreb, surtout si ils arrivent a se debarraser de cet aspect racial (arabe) qui semble absorber les Arabes dans toutes leurs entreprises.....

  • hector (H) 18/12/2017 19:25 X

    Article de haute facture. Que du vrai.Merci De la part d'un maghrébin