29-04-2021 16:56 - Aziz : mutisme devant les enquêteurs et grande colère face aux journalistes

Aziz : mutisme devant les enquêteurs et grande colère face aux journalistes

Sahara Médias - L’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz a finalement parlé dans la nuit de mercredi à jeudi pendant plus de deux heures, sans jamais dévoiler l’origine de sa fortune, promettant cependant de le faire dans le lieu et le moment appropriés.

Des réponses qui ont laissé les journalistes sur leur faim, ce qui n’a pas empêché la question de revenir à chaque fois lors de cette conférence de presse, entraînant même une diatribe entre l’ancien président et l’un des journalistes.

L’énervement était évident chez l’ancien président qui a même grondé l’un des journalistes et tapé plusieurs fois du point sur la table.

Mohamed O. Abdel Aziz qui a observé un mutisme total un an et demi devant les enquêteurs, a tenté de revêtir le costume de l’opposition, critiquant la situation générale du pays et évoquant « un vide depuis que l’opposition a choisi de se taire et se pointer aux abonnés absents, un vide que je vais remplir » a-t-il notamment déclaré.

Ould Abdel Aziz est allé au-delà de l’absence de l’opposition pour dire que « l’état n’existe pas » et a tenté de faire une comparaison entre la situation actuelle et celle qui prévalait lors de sa décennie, à propos de laquelle il a naturellement été très élogieux.

A chaque fois que revenait la question relative à l’origine de sa fortune ou qu’étaient évoquées les accusations de corruption portées contre lui, l’ancien président les éludait et s’attèle à défendre sa gestion du pays lorsqu’il était au pouvoir.

Ould Abdel Aziz tenait sa conférence de presse dans la maison de l’un de ses proches, un bâtiment sur lequel avaient été placardés le sigle et les slogans du parti RIBAT, et décoré de l’intérieur par des portraits de l’ancien président et des photos de certaines de ses réalisations, comme la présidence de l’union africaine ou encore les deux sommets arabe et africain tenus à Nouakchott.

Aussi ould Abdel Aziz a quitté son palais situé au Ksar, pour tenir sa conférence de presse dans le domicile de l’un de ses proches, non loin du palais présidentiel, faisant du parti RIBAT une tribune politique pour sa défense.

Il a cependant tenté de porter le dossier en instance devant la justice dans une nouvelle arène, en réaffirmant qu’il était l’objet « d’une conspiration à l’origine de laquelle un pôle et deux tribus. »

Le président du parti RIBAT a choisi lui de s’installer au milieu du public pour suivre la conférence de presse abandonnant le second siège à l’arrière à l’épouse de l’ancien président qui fait sa première apparition médiatique depuis qu’elle a quitté le palais présidentiel.

Tout au long de la conférence de presse de Mohamed Ould Abdel Aziz, le président du parti RIBAT, Saad O. Louleïd, a fait montre d’une grande ferveur, d’un grand enthousiasme au milieu de la foule, scandant même les slogans d’un véritable militant de parti, oubliant par moment qu’il en était le président.

Interrogé sur la nature de ses relations avec le parti RIBAT, ould Abdel Aziz a répondu avec une franchise évidente que « le parti n’est pas celui de Saad et celui-ci le sait pertinemment.

Ce parti est un parti d’idées où je suis arrivé non pas pour en convoiter la présidence ni celle de la présidence de la république ».

Tout au long de sa conférence de presse l’ancien président a fait montre d’une grande nervosité.

L’un des journalistes présents à la conférence de presse a accusé ould Abdel Aziz d’avoir fomenté un « coup d’état à RIBAT, probablement dit-il son dernier putsch ».





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Commentaires (2)

  • leguignolm (H) 30/04/2021 00:46 X

    Il faut lui rendre sa force défunte (BASEP) tous ces tralalas c'est BASEP qui le manque sa force tranquille.

  • dykrim (H) 29/04/2021 17:24 X

    Je suis très sur ce n’est pas l’argent de Aziz qui intéresse ses détracteurs, tous ce que le pouvoir rêve c’est de voir un Aziz renoncer à ces ambitions politiques, car Ghazwany et sa clic savent bien la signification du retour au pouvoir d’un comme Aziz.