31-03-2022 10:11 - Le président de la République s’en prend à l’administration : A quand le coup de balai ?

Le président de la République s’en prend à l’administration : A quand le coup de balai ?

Le Calame - Après son discours à Ouadane puis sa sortie en Espagne sur l’état de pauvreté du pays, le président de la République s’est adressé, il y a quelques jours, aux autorités administratives du pays (walis).

Et le moins qu’on puisse dire est que le président-marabout n’est pas passé par quatre chemins : ce fut une véritable charge contre ses représentants auprès des citoyens dans les régions, ces hauts fonctionnaires censés apporter des solutions à des problèmes immédiats ; à défaut, les remonter au sommet. Le diagnostic est accablant : l’administration est nulle, incompétente, improductive…

Nous sommes en train de récolter les conséquences des formations « approximatives » de nos administrateurs et de leurs recrutements complaisants, du népotisme institué depuis des années par les gouvernants.

Les déclarations du ministre des Affaires économiques et des secteurs productifs sur l’exécution des projets de l’État en est une illustration parfaite. Notre pays a fait preuve d’incapacité à absorber les financements dont il a bénéficié de la part des partenaires techniques et financiers. Un désaveu qui restait sans suite au niveau de la présidence de la République.

Ce que dit le Raïs n’est pas nouveau : presque tous les mauritaniens qui ont un jour eu à faire à cette administration le savent. En plus de son incompétence, elle brille ordinairement par la discrétion de son zèle et son inaccessibilité. Walis et Hakems sont, soit occupés, soit absents de leur bureau. En certains endroits, c’est parce qu’il ne parle pas la langue des populations locales ou refuse de parler la langue de l’administration, comme le français par exemple, que l’un ou l’autre est inaccessible.

Après la vacation du matin et le compte-rendu des mains courantes, nos administrateurs civils et de sécurité en région occupent le reste de leur temps au téléphone à s’informer de ce qui se passe à Nouakchott, écouter les ragots des agents dits de renseignements, s’enquérir du sort du bétail, etc.

Nos walis s’intéressent aussi à l’ouverture du moindre séminaire qui se tient dans leur coin, histoire d’en récolter perdiem et carburant. S’occuper de comment améliorer les conditions de vie des gens ne les préoccupe guère, sauf s’il y a des terrains à distribuer ou l’ordre venu « d’en haut » de régler un problème d’eau, de santé ou d’école : là, ils s’agitent.

Mais la médiocrité ne touche pas que l’administration territoriale, elle gangrène tout le corps du pays. Rendez-vous dans les services des départements ministériels de la capitale, ou ceux d’état-civil : vous en sortirez dégoûté par les lenteurs, la nonchalance des fonctionnaires et agents, leur ignorance même. Bien habillés, bien calés dans leurs fauteuils, ils daignent à peine, scotchés à leur téléphone ou ordinateur, sinon carrément dédaignent, à vous répondre. S’agit-il de produire un document ? Vous voilà à aller et venir. Nos fonctionnaires et agents ne se décarcassent qu’à la condition d’en tirer profit pécuniaire.

Société malade

Et en avant la corruption ! En avant les travaux de réhabilitation, constructions et autres aménagements, afin d’en tirer des commissions ! De purs cosmétiques pour voler l’argent du pays ! Comment un fonctionnaire de l’État peut-il rouler en VX ou V8, loger dans un palais ? En volant ou recourant à des activités illicites, genre trafics de drogues, de voitures, voire d’armes, le tout dans une complaisance et une impunité assurée pour les malfrats et les carambouilleurs ! Mais d’où nous est venue cette médiocrité, ce souci permanent de toujours amasser de l’argent, à exhiber un luxe insolent et frustrant ?

De l’école à deux vitesses. Si notre société est malade, c’est parce que son école l’est aussi. Médiocre à tous les niveaux (primaire, secondaire, supérieur, centre de formations…), faute à de mauvais enseignements, mauvaises formations des enseignants, réformes en cascade nourries d’idéologies discriminatoires. Dans notre système d’enseignement, les élèves ne redoublent quasiment plus, les notes sont gonflées, falsifiées…

Certains ont la « chance », d’autres non. La triche a ruiné l’école et gangrené la société mauritanienne. Au lieu de réfléchir sur l’école d’aujourd’hui pour envisager la société de demain, nous, on palabre, boit du thé, applaudit et se sépare. Ce fut le cas de nos dernières journées nationales de concertations sur la réforme de l’Éducation. Nos élèves apprennent à tricher, c’est-à-dire à voler, dès l’enfance. Comment les empêcher de carotter les biens publics, alors qu’ils voient leur propre père entretenir un train de vie avec des moyens douteux ?

Devenus fonctionnaires, nos enfants copient et collent la vie de leur famille. Si, aux États-Unis, les jeunes américains apprennent à se considérer, dès leur plus jeune âge, supérieurs à tous les autres – dans la réussite bien évidemment – ici, en revanche, c’est à tricher qu’on leur apprend, dès l’école primaire voire le préscolaire…

Voilà comment ils se retrouveront à dérober l’argent : marchés de complaisance, voitures, terrains, armes… à trafiquer les médicaments, les documents d’impôt…tout et n’importe quoi, en somme ! La triche s’est incrustée dans notre ADN. Certains veulent de l’argent, beaucoup d’argent et tout de suite. Un fonctionnaire ou un homme d’affaires l’amasse en quelques petites années, il lui suffit d’avoir un « piston », de savoir graisser la patte ou « bien » tricher.

Chez nous, on a vu des personnes fêter la libération de prison des leurs accusés de corruption, en offrant en cadeau des chameaux immolés publiquement. On a entendu des fonctionnaires dire qu’il leur est impossible de vivre dans la misère alors qu’ils gèrent des milliards de l’État. Le tribalisme et l’incivisme sont venus couronner le tout, portant un coup fatal à la gouvernance, à la démocratie et au vivre ensemble.

Le diagnostic de Mohamed ould Ghazwani est certes accablant, c’est un réquisitoire sans équivoque pour toute la société mauritanienne. Reste maintenant la sentence.

Que va faire le président de la République après cette sortie salée contre les walis ? Inviter les incapables à démissionner serait sans effet. Pas grand-chose donc à attendre de ce côté-là. Le président ne connaît-il pas les walis, ministres, chefs de projets et directeurs incapables ? Il doit avoir le courage de les vider. Mais le problème est que, depuis son arrivée au pouvoir, il hésite à se débarrasser des brebis galeuses et des casseroles qu’elles traînent. Et Dieu sait combien il y en a dans son entourage immédiat, gouvernement, parti et administration !

Au lieu de nettoyer les écuries d’Augias, il continue à recycler les fonctionnaires connus pour s’être vautrés dans la gabegie. Quoique leur gestion décriée soit plus que notoire, certains continuent à occuper des places de choix dans l’Administration.

On a attendu en vain un coup de balai dans cette galaxie. Surtout après la réunion du Raïs avec les ministres de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, de l’Équipement et des transports et du délégué de Taazour où il leur aurait exprimé son mécontentement devant les lenteurs dans l’exécution de ses engagements électoraux.

Que s’est-il passé après ? Rien. Aujourd’hui qu’il a fini de poser le diagnostic au niveau de l’administration, va-t-il la débarrasser des incapables ? Va-t-il enfin rendre opérationnelle la commission nationale de décentralisation fondée depuis des mois et dont on attend le décret d’application ? Va-t-il enfin rétablir les victimes d’injustice dans leurs droits, comme il s’y était engagé lors de sa campagne à la présidentielle 2019 ?

Aura-t-il enfin une oreille sensible à tous ceux qui dénoncent les inégalités, les injustices, les promotions monocolores ? Va-t-il enfin mettre fin à la gabegie qui se poursuit depuis trois ans, mettre de l’ordre dans les spéculations sur des denrées de première nécessité ? Le président peut être animé de bonnes intentions mais les Mauritaniens attendent de lui des actes. Les irrégularités relevées par l’IGE ou la Cour des comptes sur la gestion du fonds COVID, la disparition de près d’un millier de voitures de l’État n’offrent-elles pas l’occasion pour le Palais de sévir ?

Donner des numéros d’appel gratuit aux citoyens, comme l’a fait avec promptitude le ministère de la Santé, restera sans effet, on l’a vu avec les problèmes des pharmacies et les prix des denrées alimentaires. C’est un parcours du combattant qui ne vaut pas le coup : on ne vous répond pas et, quand cela arrive, les contrevenants signalés finissent toujours par échapper, interventionnisme aidant. Ici, les puissants bénéficient de l’impunité.

Ce genre de mesure est de nature à détourner de l’essentiel et risque de susciter une espèce de compétition au sein de l’Administration. Il faut agir, Président, il faut agir sans plus tarder !

Dalay Lam




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Commentaires (14)

  • moyise (H) 31/03/2022 18:11 X

    Le constat est sans appel, il faut maintenant et tout de suite un remède de cheval.

  • Nyass Saidou Nouakchott (H) 31/03/2022 17:09 X

    @la verite sur la mauritanie , tu as raison de dire ça , mohamed ali le president de la zfn m’a dit une fois ‘’ Aucune loi ne peut m’obliger à vous recevoir même si vous avez fait une demande par courrier pour réclamer votre terrain que la zfn a vendu . La date d'envoi était en décembre 2022 et fut enregistrée par sa fameuse secretaire qui ne cache pas du tout sa haine envers les noirs surtout les peuls, quelques mois après cela, m'a confirmé qu'il me recevrait sitôt passés les événements de port artisanal ! Un député de notre département m'a gentiment reçu dans sa permanence et s'est proposé de rappeler le Président de la zfn à ses obligations. Il y’a un mois le président de la zfn a recruté une cinquantaine de fonctionnaires tous issus de la même famille de la même tribu sans oublier les attributions de terrains toujours aux proches. Ce qui fait mal dans tout ca, c'est que tu n'entend aucun parti politique ou organisation ou personnalité de la communauté maure qui dénonce cela officiellement et si c'est les noirs qui dénoncent on les taxent de racistes, de vouloir bruler le pays. Mais que veulent-ils au juste. Nous ne nous tairons jamais face a ce racisme d'état et a l'apartheisme flagrante. Le président mauritanien pourrait encore être plus fragilisé en laissant agir une minorité de larrons racistes avec des diplômes douteux et these plagiées qui laissent planer le spectre des années de braise sapant ainsi ses bonnes intentions de tourner cette page sombre de l’histoire du pays.

  • maestro (H) 31/03/2022 15:57 X

    Oui c'est vrai mais dans la Mauritanie à juste besoin d'un état pacifique dirigé par un civil. Dieu sait que le pays en compte des milliers alliant des pan de disciplines, des fou de sciences académiques qui ont fait des preuves dans de très gros pays, des Savant en islam. Les militaires doivent simplement passer les pays et rester en protecteur, leur vocation primordiale. Une vraie démocratie. Si le président à ce soucis qu'il prenne le défis de passer les tabliers à un régime civil comme dans tout les pays du monde. Seulement à ce moment notre, le pays amorcera une droite rectiligne.

  • y en a marre (H) 31/03/2022 14:46 X

    Très bon article et plein de vérité et de sens, mais personne ne peut dire mieux, Dalay, ce pays est encore en projet de pays, ceux qui nous ont gouvernés depuis 50 ans n’ont jamais réfléchit sur le comment faire de ce pays un pays normale et fréquentable, la seule chose qui intéresse nos cadres illettrés est d’arabiser le système qu’ils ne maitrisent pas ni en arabe et ni en français. Je suis sur qu’avec la reconduction du premier ministre rien ne changera et d’ailleurs cela va aller en pires, parce que le vrai problème dans ce prochain est la main mise des généraux et chefs de tribus sur les quotas qui ne prennent que des illettrés et des manquants, je viens de voir depuis le debut de l’année un article qui dit la vérité et rien que la vérité mais surtout toute la vérité. Même si dans ce pays les fonctionnaires ont un sport favori qui est le vol en plein jour

  • LA VERITE SUR LA MAURITANIE (H) 31/03/2022 14:43 X

    Personne n'écoute le président de la république Ghazouany , personne n’écoute le premier ministre ould bilal , Voilà le VRAI problème, et il faut le dire ! d 'ailleurs, il n'est pas rare d'entendre certains responsables un peu gonflés comme le président de la zone franche de nouadhibou mohamed ali ould sidi mohamed dire qu’il n’est pas obliger de recevoir quelqu’un dans son bureau, il ajoute qu’aucune personne ne peut l’obliger même le president de la republique . les pauvres citoyens qui viennent demander audience au président de la ZFN sont victimes de racisme et d'une forme d’agression, la secrétaire du président de la zfn doit être chassé, c’est une fausse mauritanienne ,qui travaille pour les renseignements marocain et algerien , elle ne fait que trier les personnes, un nouveau tri sélectif à l’entrée de la zfn pour bloquer les pauvres citoyens .

  • yawonni (H) 31/03/2022 14:31 X

    Mohamedene (H)Merci et felicitations pour votre intervention qui resume en mot-clé de la perpendiculaire à la parallele cet article.Chacun de nous s'y retrouve.Il importe que l'interessé lui même à savoir le President de s'y retrouver et d'acter les recommandations et de comprendre en terme de sagesse qu'il est temps comme la dispora d'espagne l'a bien signifie de reconstruire ce pays. Je ne puis croire ni accepter comment des fonctionnaires de l'etat travaillent encore et toujours encore avec des FAUX DIPLÔMES.

  • hamaodo (H) 31/03/2022 13:44 X

    tout est dit;quand on place son cousin et cousine directeur de cabinet et adjointe;on place son cousin a la BCM;sans oublier taazour; haoudatts et autres zafoutatts comme dit taleb wedoud il faut s'attendre a quoi? a rien sinon aux vols;aziz n'a pas fait pire.

  • Salem Vall (H) 31/03/2022 12:49 X

    Vous etes amnésiques. Le Président est en train, lui et ses proches, de placer leurs inconditionnels. Les personnes qui vont "travailler ' pour eux et non pour la Mauritanie. A commencer par un "WEGAVE" à la boutique BCM. La suite certainement plus amère> Comme d'ailleurs l'avait fait Ould Abdel Aziz, en placant Oul Dahi a la BCM...Dieu est grand

  • Berbere noir (H) 31/03/2022 12:25 X

    Diagnostic très bien fait. Nous attendons le traitement s'il y'en aura?

  • angenoir (H) 31/03/2022 11:05 X

    On ne sait pas oû on va ! Il faudra sans aucun doute des hommes et des femmes nouveaux,un grand coup de balai s'impose.

  • hamaodo (H) 31/03/2022 11:03 X

    SOCIETY MALADE et particulièrement arriérée et amorphe;de vrais broussards incultes et endimanchés.

  • habouss (H) 31/03/2022 11:01 X

    @Dalay Lam, chapeau cher ami ! Diagnostic clair et limpide de la situation. Ould El Ghazouani n'a même plus besoin d'un consultant pour lui faire une étude de la situation. Il n'a qu'à noter les points saillants de cet article et en faire un document de chevet pour le changement. Il a encore moins de 2 ans pour mettre en place les conditions de ce changement et inchaALLAH tout un 2ème mandat de 5 ans, pour leur application fusse-t-elle être dans la douleur. A bon entendeur Salut !

  • maham68 (H) 31/03/2022 10:46 X

    Très bel article. Malheureusement le ver est dans le fruit. Ce n'est pas un changement de gouvernement qui aura un impact il faut plutôt un changement de gouvernance. Il va recycler les fils d'anciens ministres ou chefs de tribus ,ce qui contrastera avec les déclarations du PM, un gouvernement proche des citoyens, bien que cela ne veut rien dire. On ne peut pas lutter contre le clientelisme quand on a comme directeur de cabinet son propre cousine L'exemple doit venir d'en haut. Le quinquennat est d'ailleurs terminé, à moins d'un miracle, aucun résultat ne peut advenir

  • Mohamedene (H) 31/03/2022 10:43 X

    Franchement, je ne saurai dire s'il faut en rire ou pleurer tellement que la situation de notre pays est pathétique. Du fond du cœur, j'ai pitié du Marabout, lui qui est pétri dans les éléments constitutifs de la Peur d'Allah SWAT qui subitement se réveille pour constater la gravité des dérives qui nous tiennent comme cap d'orientation depuis les années du Sinistre Ould Taya à l'autre Calamité Ould Abdel Aziz, pourtant tous ses amis et compagnons d'arme. Non ! Le ridicule doit tuer dans ce pays de 3 millions de pauvres se réveillant chaque jour en ayant confiance en leur Créateur et qui sont très loin d'être des pauvres, comme l'a martelé en Espagne le Président de la république. Ces 3 millions sont extrêmement riches qu'ils pâtissent des conséquences néfastes de toute richesse mal gérée. Nous voulons croire le chef de l'Etat et même de toute volonté l'aider, mais il faut appeler un chat par un chat. C'est à dire qu'il faut remonter aux racines du mal qui sont : tribalisme, clanisme, népotisme, racisme...EXCLUSION. La Mauritanie est loin d'être potentiellement pauvre de ses richesses naturelles, mais très pauvre de sa richesse humaine réduite à sa part la plus nulle et incompétente car faite de PARVENUS.