03-05-2023 13:06 - Mauritanie : la nouvelle autorité nationale d’évaluation et de contrôle de la qualité de l’enseignement dans le collimateur des observateurs

Kassataya - Le gouvernement mauritanien est en train de se doter de tous les leviers pour contrôler l’éducation de base et le secondaire avec la création d’une autorité nationale d’évaluation et de contrôle.
Ce nouvel établissement public à caractère administratif peut être considéré par les observateurs comme un dispositif pour renforcer la réforme sur l’éducation.
Cette décision du gouvernement cette semaine à Nouakchott intervient au moment où l’Association pour l’officialisation des Langues nationales (pulaar, soninké et ouolof) interpelle les candidats des élections du 13 mai prochain sur la dangereuse réforme de l’éducation en cours selon ses propres termes dans une déclaration rendue publique.
Ce n’est pas une coïncidence parce que la loi d’orientation du ministre de l’Éducation nationale est suffisamment grave pour l’avenir des écoliers non arabophones qui doivent s’assimiler ou disparaître du nouveau système éducatif.
En créant une nouvelle autorité nationale d’évaluation et de contrôle de la qualité de l’enseignement, le gouvernement entend accélérer ce processus avec un nouveau dispositif garde-fou.
C’est un nouvel établissement public non seulement qui va encore grever le maigre budget de l’Education nationale mais également contrôler l’enseignement en Mauritanie.
Un bouclier contre les associations nationales culturelles et les patriotes qui veulent une Mauritanie plurielle fière de sa diversité culturelle. L’appel de Djéwol ne peut être une priorité s’inscrivant dans cette droite ligne de politique culturelle à deux vitesses. Une continuité du racisme d’Etat qui perdure.
Cherif Kane