27-10-2023 14:09 - Incriminé par la Cour des Comptes, Mohamed Mahmoud Ould Sidi Yahya viré de l’ISERI
Le Calame - Le rapport de la Cour des comptes ne cesse de faire des victimes. Incriminé pour sa gestion à l’époque où il était secrétaire général du ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille, Mohamed Mahmoud Ould Sidi Yahya a été viré de son poste de directeur de l’Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches Islamiques (ISERI).
Selon la Cour des Comptes, le ministère de l’Action sociale avait« conclu de nombreux marchés et contrats de gré à gré sans justifications suffisantes ». Parmi ces transactions, le « contrat de consultation d’une valeur de 10 millions de MRO pour une étude de faisabilité de la banque Ousra ».
Autre anomalie flagrante, le département avait conclu un accord avec une clinique privée pour la prise en charge de certains insuffisants rénaux, alors que des centres de dialyse sont opérationnels dans la plupart des structures hospitalières du pays.
Le rapport qualifie ce contrat d’« exclusif et injustifié ». Autre ruse maléfique, le ministère a eu recours à « une fragmentation des commandes afin d’éviter d’atteindre le plafond de compétence de la commission interne des achats et des marchés fixé à 2.500.000 MRO.
En outre, des « contrats jugés consensuels avec des prestataires de services ont été conclus par la commission des marchés internes, à la demande du secrétaire général ».
Pire, le rapport fait état de la « rétention de sommes collectées par des institutions de microfinances, sans les reverser sur le compte du Trésor public. […] Les montants sont conservés par ces institutions et décaissés pour les besoins du ministère, sur arrêté de l’ancien secrétaire général ou du directeur des études, de la coopération et du suivi, après approbation du conseil d’orientation des programmes de financement dirigé par l’ancien secrétaire général. »
Le rapport estime que cette situation « a entraîné la mise en place d’un budget parallèle au budget du ministère et des dépenses en dehors de la procédure normale d’exécution des dépenses publiques et des règles des finances publiques ».
Signalons que la Cour des comptes a qualifié la plupart des justifications fournies par les personnes – Mohamed Mahmoud Ould Sidi Yahya, Mohamed Ould Ahmedoua, Barry Mamadou Abdoul, l’ex-commissaire à la sécurité alimentaire Mohamed Mahmoud Ould Bouasriya, et son prédécesseur, Najoua El Kettab, qui n’occupent pas actuellement de postes publics – incriminées de mauvaise gestion et de dysfonctionnements nuisant à la transparence de la gestion des fonds publics.».
