21-03-2025 08:24 - Comme si l’inévitable ange de la mort s’acharnait sur cette grande famille, métissée de sang soninké et peulh…

Comme si l’inévitable ange de la mort s’acharnait sur cette grande famille, métissée de sang soninké et peulh…

Voilà que Mody Mohamed Camara nous quitte, peu de temps après son père, notre père, Hamel Camara, qui, lui-même, avait été précédé de quelques mois seulement par notre jeune frère, Saloum Camara, ancien ministre de la Fonction publique.

Cet ange implacable a choisi, à quelques jours et quelques mois d’intervalle, d’arracher successivement trois membres d’une même famille à savoir : Saloum Camara, le jeune frère, Hamel Camara, le père, et enfin, Mody Mohamed Camara, l’aîné de la famille.

Aujourd’hui, il ne reste plus que le benjamin, Cheikhou Camara, ancien fonctionnaire au consulat de Mauritanie à Paris, qu’Allah le garde encore longtemps parmi nous !

Je l’appelais très amicalement Zig, surnom que je lui avais donné dès l’école primaire, quand nous dévorions ensemble les aventures de Zembla, Bleck le Roc et Akim. Il était, comme moi, petit et frêle, et ce surnom lui était resté.

À son retour de Bordeaux, où il avait poursuivi ses études universitaires, nous avons découvert en lui un homme à la culture exceptionnelle, profondément dévoué à son GUIDIMAKA natal, à son pays, la Mauritanie et à la philosophie.

Son français, suave et délicat, sa manière d’égrener avec finesse les mots de la langue de Voltaire, captaient l’attention de ses élèves du lycée, qui l’écoutaient avec admiration. Pédagogue émérite, il a inspiré de nombreux lycéens en leur transmettant l’amour de la lecture, de la sagesse et des valeurs de la réflexion critique.

L’exercice de son père comme vétérinaire dans les régions de l’Est du pays, les hoods lui avait permis de manier aussi bien la langue hassanya que le pulaar et le soninké.

Il aimait me rappeler un rêve qu’il avait eu juste après le rappel à Dieu de mon père : Biyam ! Dis à ton ami, mon fils Alassane, que je suis bien à l’aise au ciel… Regarde le joli coussin et le doux matelas qu’on m’a donné ! Dis-le-lui, qu’il se tranquillise.”

Mon cher Zig ! Seydi Camara ! Tu l’as rejoint… Embrasse-les tous pour moi très fort et recevez mes prières quotidiennes, que je vous envoie de La Mecque et de Médine.

Par Balas





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Source : Balas
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