02-04-2025 23:09 - Le ministre de l’Économie : 26 milliards (MRU) ont été mobilisés pour accélérer le développement local

AMI -
Des membres du Gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.
Il s’agit des ministres de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, M. EL Houceine Ould Medou, de l’Économie et des Finances, M. Sid Ahmed Ould Bouh et du Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, M. Sid Ahmed Ely Benane.
Dans son mot introductif, le porte-parole du Gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et adopté, plusieurs projets de loi, de décrets et des communications, dont ceux relatifs au développement local, la valorisation du corps des enseignants, et la lutte contre la traite des êtres humains.
Il a ensuite invité ses homologues, chacun en ce qui le concerne, à apporter davantage de précisions.
Prenant la parole, le ministre de l’Économie a souligné avoir présenté une communication relative au programme d’urgence visant accélérer l’exécution du développement local. Il s’agit d’un programme similaire déployé à Nouakchott dernièrement et un autre qui verra le jour à Nouadhibou, incessamment.
D’après le ministre, un programme de développement local sera mis en exécution dans 12 régions du pays, sur une période de 30 mois. Au cours de cette période, une enveloppe de 260 milliards d’Ouguiyas (MRO), entièrement financé par l’État mauritanien, sera consacrée à booster le développement local.
Le ministre a relevé que ce programme ambitieux, s’articule autour de huit composantes essentielles pour améliorer les services de base dans ces wilayas, tels que la santé et l’éducation auxquelles seront réservés respectivement 80 et 70 milliards d’Ouguiyas (MRO). Les autres composantes sont l’accès l’eau potable, à l’électricité, le désenclavement, l’agriculture, l’élevage ainsi que l’autonomisation des jeunes.
Le ministre a précisé que ce programme n’est pas un substitut aux programmes structurels déjà existants, mais qu’il vient souligner la volonté de l’Etat à matérialiser la résolution des problèmes de développement soulevés par les citoyens eux-mêmes. Il a indiqué que la méthodologie participative, a mis en avant les préoccupations, soulignant que le rôle du gouvernement est de leur trouver en priorité des solutions appropriées.
En ce qui concerne la gestion du programme, le ministre a annoncé la formation d’un comité interministériel composé de huit ministres ainsi que les autorités administratives de chaque wilaya. Présidé par le Premier ministre, le comité a en charge l’exécution des projets dans le respect des différents cahiers de charge, et ce à travers les leçons tirées des projets antérieurs.
Toujours au cours de sa prise de parole-parole, le ministre est revenu sur l’essence du projet de décret qui va consacrer l’amélioration des conditions de travail du personnel du département de l’Éducation. Il permet ainsi à ceux qui fournissent des heures supplémentaires, de bénéficier d’avantages spéciaux, comme les enseignants des classes de sixième année du fondamental ou encore les inspecteurs, entre autres.
Pour sa part, le commissaire aux Droits de l’Homme a indiqué que le projet de décret qu’il a présenté en conseil des ministres, vise à protéger les victimes, les familles des victimes, les auxiliaires de justice, les agents infiltrés et les dénonciateurs, dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains. Ce texte qui vient enrichir l’arsenal juridique mauritanien, se compose de vingt et un articles, répartis en quatre chapitres.
Il a en outre précisé que le premier chapitre traite des dispositions générales, tandis que le deuxième aborde les procédures de protection, le troisième se rapporte aux mesures d’assistance, telles que les soins médicaux. Enfin, le quatrième chapitre traite des mécanismes de coopération entre l’État et les organismes opérant dans ce domaine.
Interpellé sur la question du travail domestique, le Commissaire a précisé que celui-ci peut entrer dans le champ d’application du décret, si ce travail est forcé concerne des mineurs. Il a enfin souligné que la lutte contre la traite des personnes est l’affaire de tous.
A son tour, le porte-parole du gouvernement, a magnifié la décision de déployer un programme d’envergure, pour accélérer le développement dans les régions de l’intérieur du pays. Il a assuré que 96% du programme est une émanation de la volonté des populations, tandis que les 4% restants, correspondent à la carte scolaire et sanitaires déjà établies. Il s’est dit enthousiaste et confiant quant aux résultats probants qui en découleront.
Pour ce qui est de la migration, le porte-parole du gouvernement a réitéré la position de la Mauritanie quant à la migration irrégulière, indiquant que les autorités concernées agissent dans le respect de la dignité humaine et de la loi. Il a ensuite indiqué que les échanges avec les pays voisins sont sains et que toutes les mesures visant à faciliter l’accès au territoire et au séjour sont prises. Il a nié la véracité des informations selon lesquelles, les conditions de rétention des migrants en instance de refoulement seraient indignes.
En réponse à une question sur le dialogue politique annoncé par le Président de la République le mois dernier, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le coordinateur désigné pour piloter le dialogue, a entamé les consultations et tiendra une conférence de presse la semaine prochaine pour informer l’opinion publique.
S’agissant du secteur des médias, le porte-parole du gouvernement a annoncé que la coopération avec l’Algérie, comprend la construction d’un complexe dédié aux médias en Mauritanie, dont la Maison de la Presse. Il a rappelé que 9 hectares ont été attribués à ce projet, notant qu’il va démarrer dans les meilleurs délais.