03-04-2025 18:00 - «Lutter contre l’immigration illégale» : Rome va financer le rapatriement de migrants africains présents au Maghreb

Le Figaro - Rome a décidé d'allouer 20 millions d'euros pour rapatrier des migrants d'Afrique subsaharienne présents en Algérie, Tunisie et Libye vers leurs pays d'origine respectifs, en coopération avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé la diplomatie italienne.
Le gouvernement conservateur de Giorgia Meloni s'est engagé à réduire l'immigration irrégulière vers les côtes italiennes en provenance d'Afrique du Nord et à accélérer le rapatriement des migrants ne remplissant pas les conditions requises pour obtenir l'asile.
Mais la lenteur des procédures de rapatriement des migrants arrivés en Italie, qui reposent sur des accords bilatéraux entre l'Italie et les pays d'origine, complique la tâche.
Mercredi soir, le ministère italien des Affaires étrangères «a présenté une nouvelle initiative visant à lutter contre l'immigration illégale à travers l'amélioration et le développement des rapatriements volontaires depuis l'Algérie, la Tunisie et la Libye vers les pays d'origine», selon un communiqué.
Ce projet, financé à hauteur de 20 millions d'euros, sera réalisé en collaboration avec l'OIM «en assurant la protection des migrants dans le respect des droits de l'Homme», assure le communiqué, précisant qu'il vise «environ 3300 migrants parmi les plus vulnérables».
Les ONG de protection des migrants dénoncent régulièrement les mauvais traitements dont sont victimes les migrants venant d'Afrique subsaharienne qui tentent d'arriver en Europe en partant des côtes algériennes, tunisiennes ou libyennes.
La Libye a annoncé mercredi la suspension des activités de dix organisations humanitaires internationales et la fermeture de leurs sièges à Tripoli, en les accusant de vouloir «installer des migrants d'origine africaine» dans le pays.
Parmi les ONG concernées figurent le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), Médecins Sans Frontières, l'organisation française Terre des Hommes et la fondation italienne CESVI, a déclaré lors d'une conférence de presse Salem Gheith, porte-parole de l'Agence de sécurité intérieure (ASI), un organisme rattaché au ministère libyen de l'Intérieur.
Le Figaro avec AFP