14-02-2026 18:42 - A propos du passif humanitaire

A propos du passif humanitaire

Au vu des dernières nouvelles, les pourparlers à propos de l'épineux dossier du passif humanitaire avancent avec une sérénité prometteuse.

Presque toutes les réticences s'effacent : les organisations de défense des victimes, les associations de veuves, et jusqu'aux acteurs politiques les plus méfiants, convergent vers un consensus pour une justice transitionnelle.

Ce dossier, comme celui du dialogue national, porte l'empreinte d'une initiative personnelle du président de la République. Mais il se distingue par sa nature singulière : il exige une solution définitive, souveraine, qui ne saurait se diluer dans les aléas des calculs politiciens. Car ce dossier, porté par la volonté ferme du président de la République, doit demeurer à son initiative exclusive et être traité avant les assises du dialogue national.

Pourquoi l'exposer aux aléas des manœuvres politiciennes, alors qu'il repose entre de bonnes mains et que la solution ultime se profile à l'horizon ? Certes, quelques politiciens rappellent, non sans amertume, que ce dossier a été traité maintes fois, sous divers cieux présidentiels, citant ces tentatives oubliées ou passées sous silence. Ils disent qu'il y a eu des indemnisations, mais que vaut toute l'économie du pays, si nous ne pouvons pas retrouver la quiétude et la paix sociale de nos concitoyens ?

Que vaut notre patrimoine en or, en fer et en pêche face à la satisfaction de nos veuves et orphelins endeuillés, ne pouvant honorer la mémoire de leurs défunts maris et pères ?

Que vaut notre fraternité, si nous ne pouvons pas rétablir la justice pour nos frères et sœurs spoliés de leurs droits et biens matériels ?

Que vaut notre humanité au regard de cette injustice ?

Aussi, en rendant un hommage solennel aux disparus, le Parlement, sur l'initiative du gouvernement, doit voter une loi réparant celle scélérate de 1991. En fermant ce volet sombre de notre histoire, le pays et les générations futures sauront gré à la République d'avoir refermé ce chapitre douloureux.

Jemal Moctar Ellahi
Ancien député de Nouadhibou





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