30-03-2026 15:10 - La coalition de l’opposition décline une invitation de la présidence pour accompagner les mesures gouvernementales relatives au problème de la crise énergétique
SAHARA MEDIAS - Une source au sein de la coalition de l’opposition en Mauritanie a déclaré que le secrétariat général de la présidence de la République avait contacté la coalition pour l’inviter à participer à une commission regroupant des acteurs de l’échiquier politique afin d’accompagner les mesures gouvernementales visant à faire face aux répercussions de la crise énergétique.
La source a ajouté, dans une déclaration au site « Sahara Media », que la coalition avait décidé de faire preuve de prudence et de ne pas participer à ce stade, précisant que ses efforts se concentraient actuellement sur la préparation du dialogue national qui, selon elle, « est entré dans une phase décisive » à la veille de son lancement.
La source a précisé que « le fait d’informer les parties concernées de cette décision ne signifie pas un refus de participer à la commission à l’avenir, mais reflète plutôt l’attention que porte actuellement la coalition aux préparatifs du dialogue national ».
Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait rencontré, vendredi dernier, les partis politiques agréés et les avait informés des pressions économiques croissantes auxquelles le pays est confronté, dans une démarche qui reflète l’inquiétude grandissante des autorités face aux répercussions de la hausse des prix du pétrole et du blocage persistant du détroit d’Ormuz sur les finances publiques et l’économie nationale.
Ould Cheikh El Ghazouani a déclaré que le soutien de l’État aux carburants était coûteux et ne pouvait constituer une solution durable, avertissant que la persistance des pressions sur les prix du pétrole risquait de réduire la marge de manœuvre financière.
Il a ajouté que les autorités avaient pris des mesures visant à renforcer la discipline budgétaire, à limiter le gaspillage et à améliorer l’efficacité des dépenses publiques, précisant que l’État commencerait par réduire ses propres dépenses et améliorer la gestion de ses ressources.
Cette réunion a abouti à la décision de former une commission regroupant des représentants de l’ensemble du paysage politique afin d’accompagner les mesures gouvernementales visant à faire face aux répercussions de la crise énergétique.
