08-03-2013 20:02 - Le ministère des finances est-il de la portion des gabegistes ?
Le ministère des finances mauritanien connaît ces jours-ci une gabegie sans précédent et une grande confusion dans la gestion, qui commencent à se répercuter directement et de façon alarmante sur le développement du pays avec notamment l’entrave de projets importants pour impulser la croissance économique.
Des sources imputent cette inquiétante expansion de la corruption administrative et financière au niveau du département des finances au ministre de tutelle Thiam Djombar qui a passé environ 20 ans directeur adjoint de la direction des finances au temps de l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.
Une époque au cours de laquelle, il commanditait la gabegie et supervisait dans les coulisses les plats résonnants et trébuchants du ministère des finances pour devenir progressivement l’un des plus réputés auteurs de malversations de l’ère prévaricatrice de Taya que certains désignaient par l’appellation de « l’ancienne garde ».
Malgré ce tableau sombre, l’homme a bénéficié de beaucoup d’intérêt, puisqu’il a occupé plusieurs fonctions sensibles et clés de l’Etat dont le poste d’inspecteur général de l’Etat qui ne doit échoir naturellement qu’à une personnalité connue par sa transparence et sa droiture.
Un passage éphémère à cette IGE après que les pouvoirs publics suprêmes se sont rendus compte de l’incapacité de l’homme de réaliser cette mission délicate, mais paradoxalement, au lieu d’être conduit en prison, il a été promu ministre des finances.
Un département qui a été également transformé par Djombar en un temps record en tombe véritable avec un recul considérable de ce ministère dans sa vocation d’outil gouvernemental pour la bonne marche des finances publiques.
La promotion de Thiam avait d’ailleurs conduit certains à se précipiter dans les détournements et les malversations dans l’espoir de bénéficier à leur tour de nomination et de distinction à des fonctions supérieures.
Des cooptations inattendues qui ont poussé aussi des analystes à s’interroger si ces mesures surprenantes constituent un renoncement du président Ould Abdel Aziz à son fer de lance portant sur la lutte contre la gabegie ou si notre pays souffre cruellement de l’’existence de cadres et d’économistes pour contraindre les autorités suprêmes devant l’embarras du choix à nommer des personnalités qui se sont illustrées par leur mauvaise gestion sur l’un des plus importants départements de l’Etat.
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