16-03-2013 06:30 - Mali : des milliers de réfugiés reviennent à Gao

Mali : des milliers de réfugiés reviennent à Gao

Des habitants de Gao, qui avaient quitté la ville pour fuir les jihadistes, sont revenus. Selon l’Organisation non gouvernementale malienne Tassaght, qui y mène un recensement depuis deux semaines, près de 6 000 déplacés et réfugiés se sont installés ces dernières semaines à Gao.

La ville est toutefois encore loin d’avoir retrouvé sa population normale, qui est de 90 000 habitants et qui a vu fuir 80% de ses habitants.

Les retours de personnes qui se sont réfugiées dans les pays frontaliers avec le Mali ou qui ont trouvé refuge dans d’autres régions maliennes, sont de plus en plus nombreux. Après la libération de la ville par les armées française et malienne, fin janvier, Gao est redevenue une ville calme et les cars de retour de la capitale, Bamako, sont bondés. Mais si les retours sont nombreux, les besoins aussi.

L’ONG malienne, qui a commencé le recensement de ces personnes, le 2 mars, indique que « leurs premiers besoins sont alimentaires » et que les denrées alimentaires existantes à Gao sont non seulement insuffisantes mais aussi très chères.

Joint par RFI, Almahadi Ag Akeratane, responsable de Tassaght à Gao, souligne l’importance de l’enquête sur le nombre de retours et sur les besoins prioritaires de ces populations pour pouvoir demander de l’aide à l’étranger.

Almahadi Ag Akeratane

Responsable de l'ONG malienne Tassaght, à Gao.

Les gens qui reviennent sont des gens qui ont tout perdu et qui reviennent sans rien.

 

15/03/2013 par Sarah Tisseyre


A Gao, a sécurité est revenue mais le retour à la normale est encore loin. RFI a pu joindre un hôtelier, rentré à Gao, depuis une semaine. Lui aussi a tout perdu et est revenu sans rien.

« L’hôtel est carrément saccagé. Il faut tout reconstruire à Gao. Tout est détruit. », a-t-il témoigné. « Il n’y a pas de travail ; la population n’a pas de travail parce qu’il n’y a rien. Il n’y a pas l’administration, il n’y a pas de banques, il n’y a rien », a insisté cet habitant de Gao. Il dit cependant avoir de l’espoir car, explique-t-il, « Il y a trois, quatre mois je n’imaginais même pas pouvoir rentrer chez moi ».



Commentaires : 0
Lus : 979

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (0)