17-03-2013 06:00 - Touriste victime d'un viol collectif en Inde : son mari forcé d'assister à la scène

Touriste victime d'un viol collectif en Inde : son mari forcé d'assister à la scène

Une touriste de 39 ans de nationalité suisse a été victime d'un viol collectif en présence de son mari vendredi dans le centre de l'Inde alors qu'ils campaient. Les agresseurs ont attaché son mari qui a été forcé d'assister à la scène et leur ont volé 140 euros et un portable. Il n'y a eu aucune arrestation pour le moment.

Le supplice s'est déroulé sous les yeux de son mari. Elle est évidemment "profondément choquée", comme le relate RTS Info. Une touriste suisse a été victime d'un viol collectif en présence de son mari vendredi dans le centre de l'Inde, a annoncé samedi la police à l'AFP.

La victime et son époux, qui font du tourisme à vélo à travers l'Inde, avaient installé leur tente pour une étape dans l'Etat du Madhya Pradesh, quand sept à huit hommes ont attaqué le couple, attaché l'homme et violé sa femme en sa présence, avant de leur voler 10.000 roupees (soit à peine plus de 140 euros) et un téléphone portable, a précisé un officier de police.

Quatre des agresseurs ont violé la jeune femme, a indiqué l'inspecteur général adjoint de la police. La femme, âgée de 39 ans, a été hospitalisée à Gwalior, à quelque 340 km de Bhopal, la capitale de l'Etat, a ajouté un autre officier de police. Elle était consciente samedi et a pu témoigner de son épreuve, a précisé la police, sans toutefois pouvoir fournir de détails sur son état.

Les victimes ont déclaré être de nationalité suisse, selon la police. Les deux touristes se rendaient au célèbre palais de Taj Mahal, à Agra, dans le nord, l'un des lieux touristiques les plus prisés d'Inde. Ils avaient fait une étape dans un petit village du Madhya Pradesh pour coucher une nuit sous la tente, selon la police.

Les viols collectifs, un fléau en Inde

"Une plainte pour viol a été déposée contre sept individus non identifiés", a déclaré à l'AFP l'officier Dhodee. Mais pour l'heure, la police n'a procédé à aucune arrestation. A Berne, le ministère suisse des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué qu'il était au courant de l'affaire mais a refusé de livrer davantage d'informations, invoquant la confidentialité. "Notre ambassade est en contact avec les autorités locales", précise simplement le ministère.

En 2003, une autre Suissesse, une diplomate de 36 ans, avait été enlevée dans un parking de New Delhi puis violée par deux hommes. Les responsables de cette agression n'ont jamais été jugés. Ce drame survient alors que les Indiennes -mais aussi un nombre croissant d'Indiens- manifestent de plus en plus nombreux contre les viols et agressions sexuelles dont les femmes sont victimes dans tout le pays, souvent en toute impunité. Ce mouvement de protestation a été déclenché par le viol collectif le 16 décembre d'une étudiante indienne de 23 ans à New Delhi, qui a succombé à ses blessures.

Ce viol, en présence du petit ami de la jeune femme, qui avait été tabassé, avait provoqué un tollé en Inde mais aussi dans le monde. Les six auteurs du viol collectif ont été arrêtés depuis mais le principal instigateur a été retrouvé pendu dans sa cellule le 11 mars, dans des circonstance encore non élucidées. Les autorités pénitentiaires ont assuré qu'il s'était suicidé et le ministre de l'Intérieur a confessé une "faille" dans le dispositif de surveillance de la prison.

Ram Singh
était le conducteur de l'autobus dans lequel la victime était montée, avec son compagnon, après une séance au cinéma le soir. Singh et des amis, après avoir beaucoup bu, avaient emprunté le véhicule pour une virée nocturne dans New Delhi. Le groupe avait passé à tabac le compagnon, puis violé, battu et torturé la jeune femme avec une barre de fer, avant de jeter le couple sur le trottoir. Transférée dans un hôpital de Singapour après plusieurs opérations chirurgicales en Inde, l'étudiante avait succombé le 29 décembre.

Ram Singh avait comparu plusieurs fois devant une cour d'assises de New Delhi pour répondre des chefs d'accusation de meurtre, viol et enlèvement. Il encourait la peine de mort. Au terme d'un projet de loi approuvé par le parlement indien en début de semaine, les violeurs encourent désormais en Inde une peine minimale de 20 ans de prison et même la peine de mort si leur victime meurt ou se retrouve dans un état végétatif irréversible.

Edité par D.H. avec AFP


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Commentaires (1)

  • lejuste (H) 17/03/2013 16:29 X

    AVIS A TOUTES LES MAURITANIENNES ET AUX COUPLES MAURITANIENS:

    ÉVITEZ L'INDE CES TEMPS CI,ERAHOUME MAYOUSSEKHANE I3LIHOUM DEPUIS QUELQUES TEMPS.

    UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX ET UNE FEMME AVERTIE EN VAUT HUIT CENT ACTUELLEMENT EN INDE.

    NE DITES PAS APRÈS QUE VOUS N'AVEZ PAS ÉTÉ PRÉVENUS.