21-08-2013 07:00 - Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) : La loi doit s'appliquer à tous!

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) : La loi doit s'appliquer à tous!

L'Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) a appris, il y a de cela quelques jours, qu'un groupes d'anciens esclaves résidant à la localité de Teychtayat (20 Km de Rkiz dans la Wilaya de Trarza), a été victime d'insultes à caractère esclavagiste de la part d'une dame (ressortissante, elle aussi, de la communauté Hratine) qui les avait traités de "bâtards esclaves" et avait prétendu qu'ils n'avaient pas le droit d'édifier une mosquée ni de diriger la prière.

La dite dame a été secondée dans cette entreprise de diffamations et de calomnies par sa sœur et l'une de ses filles. Les assaillantes ont, en outre, saccagé l'abri que le groupe avait érigé en guise de lieu de prière en attendant la construction d'une mosquée en dur.

Les insultes et injures à caractère esclavagiste ont été proférées au vu et au su des autorités administratives et de sécurité de la Moughataa de Rkiz. L'objet de ce déchainement verbal est la propriété d'une parcelle de terre que dispute la dénommée Lehbouss Mint Mohamed au groupe de Hratine.

Lehbouss prétend que la parcelle lui appartenait prétextant que cette dernière fut occupée par des personnes qui sont ses esclaves. Mais le groupe de Hratine, victimes d'insultes, dispose de toute les pièces administratives qui l'autorisent à édifier sa mosquée sur cette même parcelle.

Ils ont aussi obtenu le financement de ce projet de la part d'un mécène. Devant la multiplication de documents prouvant la validité de la démarche du groupe, Madame Lehbouss n'a trouvé mieux que de se lancer dans une diatribe d'insultes et de vociférations qui a fini par obliger le groupe à porter plainte à son encontre.

Ayant eu vent de cette affaire, IRA a dépêché, le vendredi 16 août dernier, une délégation de haut niveau dirigée par le Vice-président de l'Organisation, Monsieur Brahim Bilal Ramdhane, pour prêter main forte, comme elle le fait dans pareilles occasions, aux victimes d'insultes ou pratiques à caractère esclavagiste.

Après avoir écouté les plaignants et constaté les dégâts matériels causés par le groupes des assaillantes, la délégation d'IRA a demandé aux autorités administratives de bien vouloir considérer la plainte des victimes et de faire de cette affaire un exemple pour freiner ces pratiques qui semblent très répandues y compris parmi des groupes jusqu'à avant hier eux mêmes soumis à l'esclavage.

Mais, apprenant que des efforts de conciliation étaient en cours, la délégation d'IRA a préféré s'y joindre et a réussi à amener les assaillantes à présenter des excuses aux victimes et ses dernières à retirer leur plainte. Mais que ne fut la surprise de la délégation d'IRA quand elle apprenait , ce lundi 19 août, que Lehbouss mint Mohamed s'était rétractée et avait repris le chemin de l'escalade ce qui s'est traduit par la décision des gendarmes de transférer le dossier et ses protagonistes au Procureur de la République de Rosso.

Nous, au sein d'IRA, tout en regrettant qu'une solution à l'amiable préservant la fragile paix sociale dans la localité de Teychtayat n'ait pu être trouvée, exigeons que la loi portant criminalisation de l'esclavage et des pratiques esclavagistes soit appliquée dans toute sa sévérité à l'encontre de la dénommée Lehbouss Mint Mohamed Ould Maata Moulana et à l'encontre de sa sœur Marièm Mint Mohamed et sa fille Aicha Mint Abdellahi Ould Saibar ainsi qu'à l'encontre de tous ceux qui les manipulent et les poussent à persévérer dans l'atteinte aux droits et à l'honneur d'autrui. La loi doit s'appliquer à tous.

La Commission de communication
Nouakchott le 20 août 2013




Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité



Source : IRA Mauritanie
Commentaires : 2
Lus : 1636

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • KANTAKI (H) 21/08/2013 12:50 X

    Les esclaves de Biram Ould Abeid nous interpellent à chaque moment, à chaque instant !

    Notre malcolm X national, paré de son nom "dérisoire" , qui veut dire "Biram, le fils du petit esclave" croise le fer avec le diable pour peu qu'il arrive à prendre le devant de l'actualité, le devant de la scène.

    Après les montages avec la chaîne El Arabiya, il y a de cela plus d'un an, mettant en action un scénario digne du célèbre feuilleton américain des années 80 "KINTA KINTE", voilà qu'il nous sort de ses tiroirs des esclaves à DAR ENNAIM, à Arafat, à KIffa, à Kankoussa. Après les esclaves enchaînés cette année 2013, voilà que les insultes sont convoquées pour nous rappeler que les "intouchables" ne sont plus à insulter. Au nom de la ligne de défense de Biram, "le fils du petit esclave".

    je lui suggère déjà de changer de nom, il n'est pas conforme à notre constitution, et à cet égard, la loi lui impose de payer une amende car il utilise le label pour sévir parmi ses concitoyens.

    Biram alias Malcolm X insulte ceux dont il revendique la défense en les logeant dans la précarité, dans une différence réductrice, cella là qui impose la couleur ou le statut social comme droit à la différence.

    On avait cru à un Biram jaloux de sa mauritanité, de ses origines, nous voilà avec un homme calculateur, mercantile et profondément raciste.

  • mohamed w.l (H) 21/08/2013 12:31 X

    Biram dore ou quoi il n ya plus d esclave en mauritanie pour qu il s occupe de ses problemes qui non rien avoir avec les drois de l homme ni a l esclavage