26-08-2013 08:54 - Sénégal : Karim Wade déplumé de son parc automobile, d’un immeuble et d’un appartement à Paris
La cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a accéléré ce vendredi soir la cadence contre le fils de l’ex-président sénégalais, Karim Wade, en saisissant tout son parc automobile.
C’est la commission d’instruction de la CREI qui a déplumé l’ancien ministre du Ciel et de la Terre dans le défunt régime de son papa Abdoulaye Wade, de son parc roulant composé de véhicules de luxe dont une porche cayenne, 1 BMW S5 et des GMC.
La CREI a au par avant saisi les véhicules des groupes de presse CD Média et An Média, gérés par des amis proches de Karim. Tout ce matériel est saisi en attendant de boucler les enquêtes dans deux mois.
«Cette décision est une phase cruciale dans l’affaire Karim, accusé d’enrichissement illicite portant sur 694 milliards F CFA», révèle une source de la CREI, soulignant que les enquêtes menées jusque-là ont incriminé Wade-fils.
En dehors des véhicules, un immeuble situé à Dakar et un appartement payé à Paris, tous appartenant à Karim Wade sont aussi saisis.
Les choses s’empirent donc pour M. Wade dont le souffle est aussi est rattrapé par le dossier de l’agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (ANOCI) dont il a été le président du conseil de surveillance.
En dehors de sa fortune mal acquise supposée évaluée à 694 milliards F CFA, la cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a décidé de se saisir du dossier de l’ANOCI qui avait englouti 432 milliards F CFA.
Ainsi, le souffle de Wade-fils, ex-ministre du Ciel et de la Terre, est suspendu sur ce dossier quand on sait la mal gestion qui a ponctué l’ANOCI et suscité beaucoup de commentaires et de déboires judiciaires.
Ce dossier est entouré de beaucoup de mystères sur lesquels le régime sortant n’a jamais voulu se prononcer. Rien que les 300 m du tunnel de Soumbédioune avaient coûté 300 milliards F CFA.
D’ailleurs, la convocation de Karim à l’Assemblée pour justification avait valu, en 2008, à l’actuel chef d’Etat, Macky Sall, son départ à la tête de l’institution parlementaire.
Comme pour disculper son fils, Me Abdoulaye Wade avait déclaré au lendemain de sa défaite à la présidentielle de 2012, que ce dernier n’est aucunement responsable des fautes de gestion et mis tout sur le dos du maire de Ziguinchor (Sud), Abdoulaye Baldé.
Ndiack Faye
