17-01-2014 19:49 - CHAN 2014 : Les Mourabitounes, n’ont plus droit à l’erreur
Battus d’entrée sans démériter par les Congolais de Kinshasa, les Mourabitounes ont l’obligation de gagner devant les Burundais, pour espérer rester dans la course.
Attendus dans cette compétition, les Almoravides qui participent pour une première continentale, ont joué sans complexe en donnant une bonne impression et de nombreux observateurs s’accordent à dire que leur qualification face au Sénégal pour cette phase finale du CHAN 2014, n’est pas usurpée.
Les coéquipiers de Bessam, n’ont pas été ridicules. Le vainqueur de la première édition, a tremblé face à l’un des promus de ce CHAN 2014, avant de gagner la manche par la plus petite des marques. La danse des fessiers de Kidiaba, portier du TP Mazembe et des Léopards, en est une illustration.
On dirait que le scénario du match de Dakar s’est répété, avec une bonne entame du match, une excellente première période, avant le but intervenu dans les premiers instants de la seconde mi temps, suivi de l’expulsion de Bâ Yacoub, sur la pelouse du stade Demba Diop.
Dès lors, il n’y a plus de calcul et seule une victoire s’impose. Ce match a, valeur d’une revanche et est considéré comme une finale avant la lettre, un match à ne pas perdre. Si bien, qu’avec une victoire, les Mourabitounes peuvent espérer franchir le cap de la phase de poules et en prenant une seconde défaite, ils mettent définitivement un trait sur cette compétition.
Pour cette rencontre décisive, Patrice Neveu se passera de Baghayoko Sidi Moussa (capitaine, expulsé face à la RDC) certes, mais récupérera le meneur de jeu Bâ Yacoub Deyna et Taghyoullah Denne respectivement sociétaires du FC Tevragh Zeïna et du FC Nouadhibou (le premier expulsé lors du match du Sénégal et le second pour un cumul de cartons jaunes), ce qui suppose le déroulement d’un nouveau schéma tactique, qui équivaudrait à un match d’attaque.
Patrice Neveu sait qu’une victoire est son seul salut et il doit avoir trouvé la solution à l’équation. Lui, qui a suivi la rencontre de son adversaire face au Gabon, juste après sa défaite, il doit avoir déjà une idée de son prochain adversaire. Après avoir accompli un grand travail depuis deux années, il ne voudra pas que ses efforts, soient vains.
Il y aura de la pression dans l’air certes, l’inquiétude de perdre, la crainte de frustrer les 3 millions de Mauritaniens scotchés à leur petit écran, mais il y a aussi de l’enthousiasme et l’envie de vaincre le Burundi pour effacer la défaite du 14 janvier face à la RDC. En cela, Neveu doit remettre les gosses en confiance, rectifier certaines erreurs et rétablir l’esprit inversé par les Léopards.
Mourabitounes de Mauritanie et Intanba Mu Rugamba du Burundi qui font leurs premiers pas dans cette compétition, recherchent une légitimé sur le plan continental et il revient aux premiers de bousculer la hiérarchie et de prendre les devants.
Un autre défi se pose aux poulains de Neveu, celui de démontrer que leur qualification devant les Libériens et les Sénégalais à cette phase finale, n’est pas un hold-up.
Avant le match, On a parlé de la régularité de la RDC –champion de la première édition- éliminé lors des phases de poules lors de la seconde et présente à cette troisième édition, contrairement à la Mauritanie qui participe à une phase finale de compétition continentale pour la première fois, emmenée par Patrice Neveu ancien entraineur de ces Léopards, qui cherche une légitimé sur le plan africain, mais qui n’est pas à négliger !
C’est dans un stade presque désert avec une poignée de supporters des deux cotés que les hymnes nationaux des deux nations ont retenti.
C’est pas fameux, chez les Léopards, les mauritaniens n’ont pas usurpé leur qualification. Ils ont joué sans complexe. Il y a de la qualité dans cette équipe Mauritanienne. Un grand travail a été accompli par Patrice Neveu, au grand bien du football.
L’objectif n’est pas de remporter, amis démontrer que c’est un pays qui a été oublié, jusqu’à présent. Une bonne défense, stable et c’est ça qui fait la force de cette équipe avec une cohésion. Mais, le hic c’est le manque d’expérience.
