28-01-2014 22:48 - CHAN 2014 : Nous sommes éliminés et après …
La première aventure africaine des Mourabitounes s’est arrêtée en match de groupe avec à la clé, trois défaites. Cette première participation de la Mauritanie est diversement appréciée. Les techniciens auront certes les meilleures observations, loin de celles du mauritanien lambda.
C’est normal. Les fédéraux se bomberont la poitrine pour avoir éliminé le Sénégal quelque soit la catégorie et pris part au CHAN malgré l’élimination. Mais le peuple, lui, préfère, comme disent les lutteurs, jubiler après avoir quitté l’arène. Néanmoins, l’avenir est devant nous. Des chantiers se dressent à l’horizon.
Sacrés Mourabitoune ! Pouvons-nous clamé haut et fort pour avoir réalisé des prestations honorables, digne d’un représentant d’une nation. Nos jeunes n’ont pas démérité encore moins trahi le peuple. Celui-là qui attendait d’une première participation honorable.
C’est fait. Tampi pour les défaites cumulées et qui nous ont ramenés à la maison. L’essentiel, c’est qu’aujourd’hui, notre nom (Mauritanie) est à jamais gravé dans les annales du football africain et dans la mémoire des nations de football. Notre étendard national a été exhibé devant le monde entier qui a suivi le CHAN. Oui, nous sommes devenus une nation de football.
Ce ne sont pas nos adversaires bien que vainqueurs sur le terrain, qui nous démentiront. Nos jeunes footballeurs ont montré une bonne image du football mauritanien, jadis classé dans les tiroirs de l’oubliette. Aujourd’hui, les observateurs du CHAN, sont unanimes que le sport roi existe en Mauritanie. Ce à quoi, nous nous réjouissons. Juste un satisfecit sans s’accrocher au ciel. Parce qu’il reste beaucoup à faire. Oui, le plus important, l’essentiel est à venir.
Beaucoup de chantiers
Après une participation, pardon, une première participation honorable, le football mauritanien du moins, ses dirigeants, doivent, lever la tête et regarder devant eux. Finie l’euphorie née de la qualification face aux lionceaux du Sénégal et à la campagne sud africaine. Il faut maintenant boucler les bouches et cogiter sur les chantiers en face.
Le speaker de la fédération, qui confond parfois les pinceaux ou vitesse et précipitations, ici le Président lui-même, doit laisser chacun jouer son rôle. Il est temps de garder la tête sur les épaules. Il est temps qu’on arrête le favoritisme, l’opportunisme et tous les maux qui gangrènent notre football. Les responsables ou spécialistes dans ce genre de comportement se reconnaissent.
Parmi les chantiers, il y a les éliminatoires de la CAN 2015 auxquelles il faut s’atteler dès à présent. Patrice Neveu, le sélectionneur national, en est certes conscient de cette mission. La Mauritanie est devenue, incontournable en Afrique de l’Ouest. Tant mieux. Mais ne pas dormir c’est encore beaucoup mieux.
Certes, le football, ne peut se développer sans les infrastructures. L’Etat doit donc se retrousser les manches et savoir que désormais, la Mauritanie compte dans le concert des nations de football. Toutefois, la fédération doit mettre le plus rapidement possible, sa feuille de route pour les échéances futures, devant le département des sports.
Autre chantier et non des moindres, l’Académie nationale doit être réhabilitée et en faire une vraie en ce sens qu’elle constitue la pépinière, l’ossature, le pourvoyeur de joueurs locaux. Oui, aujourd’hui, le football local se développe grâce au CHAN qui lui aussi, est pris en compte par la FIFA. La prestation de cette 3e édition illustre tout le potentiel et le talent du football local africain. Les chantiers, en tout cas, ne finiront pas. Il existe tout un chapelet de projets que la fédération doit courber l’échine pour les réaliser.
L’épine dorsale
Là où beaucoup d’acteurs et d’observateurs déplorent, c’est la gestion cacophonique du football. Jusqu’ici, les dirigeants fédéraux n’ont pas compris que le football est un art. Il appartient à ceux-là qui le pratique ou qui se forgent une estime. Le cas de la campagne sud africaine est un exemple patent. Depuis la constitution de la délégation (officielle) ou (officieuse), il y a eu des manquements. Les acteurs en ont ras-le-bol, les journalistes aussi.
Et même les supporters ! Tchiartioura a failli rater le CHAN comme beaucoup de journalistes et certains reporters-photographes. Le copinage, l’arrangement, le favoritisme et on n’en passe … sont les véritables maux dont souffre notre football.
D’aucuns nous diront que c’est une culture en Mauritanie. La poche de supporters des Mourabitounes dans les gradins des stades en Afrique du Sud, était constituée que de soi-disant journalistes devenus supporters par la force des choses. N’est pas journaliste qui veut encore moins photographe qui veut ! Arrêter cette pratique moyenâgeuse, messieurs les fédéraux.
Les journalistes qui se soucient du développement du sport, le football notamment, sont complètement laissés en rade à Nouakchott. Inutile de les citer, vous les connaissez suffisamment. Mais vous avez préféré vos amis aux vrais journalistes. Tampi. Eux, ils ont été grands.
Ils ont couvert tout de même la compétition. Surtout les sorties des Mourabitounes quoique malheureuses. Maintenant, le vin est tiré, il ne reste qu’à boire. Monsieur le Président de la Fédération a, semble-t-il tancé le reporter-photographe que nous avons bien écrit le traitement qui lui a été réservé à la Fédé.
Oh cette Fédé qui fait mal à la tête. Le président oublie que l’instance fédérale n’est pas un royaume. Ce n’est pas la bonne attitude. Vous pouvez nous haïr, nous journalistes, nous traiter de tous les noms d’oiseaux, mais nous nous dresserons contre toutes les dérives et les maux dont souffre notre football. Déchantez-vous !
http://rimsports.org/
