26-03-2014 07:39 - L’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) : Rêve ou réalité ?

L’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) :  Rêve ou réalité ?

Mohamed Feily dit Antar - Dans le cadre des visites de prises de contact et d’information entreprises depuis sa désignation au poste de Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Mme Vatma Vall Mint Soueinea a visité l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) logée à l’Ancienne Maison des Jeunes.

Comme de coutume dans ses visites, elle a été accueillie par le Directeur de l’Institut Superieur des Sports, Ichemkhou Ould Eleyou, qui lui a apporté des explications sur le fonctionnement de l’Institut.

Sur place, elle pu constater les dégâts de l’infrastructure, sa faiblesse en ressources humaines et les problèmes organisationnels auxquels il est confronté malgré les efforts de la Direction. Elle a promis d’apporter des solutions rapidement comme c’est souvent le cas pour tout nouveau ministre qui « circule » dans son « domaine ».

Cependant est ce que cela sera suffisant pour donner à l’Institut son véritable cachet et lui permettre de jouer pleinement son rôle?

Ouvert à la formation depuis en 2011, après une fermeture de 20 ans, le Centre de Formation des Cadres de la Jeunesse et des Sports, a formé à nos jours plus de 150 cadres dans les domaines de la culture, de la jeunesse et des sports dans des conditions difficiles. Erigé en Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports au début de l’année, il devrait former 500 cadres à l’horizon 2016.

Seulement en dépit du décret de création de l’Institut, le cadre institutionnel ne suit pas encore parce qu’aucun changement n’a été apporté et le fonctionnement reste le même que celui du Centre de Formation des Cadres de la Jeunesse et des Sports.

Il s’agit plutôt d’un projet sur le papier malgré l’insigne que porte la porte d’entrée : Institut Superieur du de la Jeunesse et des Sports (ISSJ). C’est en tous cas ce qui ressort du fonctionnement de cet établissement qui relève pourtant d’une volonté politique de promouvoir en cadres un secteur névralgique.

Imprévu dans l’exercice du budget 2013-2014, l’Institut ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour fonctionner normalement et reste toujours assujeti aux rallonges que lui accorde le département. Au niveau de la formation, les responsables de l’Institut continuent à s’appuyer sur les vacataires parce que ne disposant pas de ressources leur permettant d’avoir des professeurs en plein temps.

D’autre même si dans certaines matières, ils s’appuient sur les professeurs de l’enseignement supérieur, il y a un grand déficit dans le domaine du sport qui est enseigné par des cadres du ministère qui le plus souvent n’ont pas beaucoup de temps et pas beaucoup de qualification. Evidemment que tout cela se répercuté sur le niveau de la formation des élèves qui se trouve diminuer et pourrait-dire même incomplète.

D’autre part, l’infrastructure de l’Ancienne Maison croulante n’est plus adéquate à un Institut qui a besoin d’espace et d’aire de jeu pour les elèves. En ruine, elle constitue même un danger pour ses occupants. Sa réfection qui entre dans le cadre de la coopération mauritano-chinoise prend du temps malgré les appels relances répétées du Directeur de l’Institut.

Nonobstant tout cela, le bâtiment ne répond pas aux besoins d’un Institut sensé dispensé une formation de pointe ou la pratique est à côté de la théorie. Alors il s’agit pour la nouvelle ministre de passer du rêve à la realité en donnant à l’Institut les moyens qui vont lui permettre d’exister réellement et cela passe par une approbation d’un budget propre à l’Institut, le recrutement de professeurs compétents, et une nouvelle structure adéquate.

Mohamed Feily dit Antar


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Commentaires (1)

  • adama1958 (H) 26/03/2014 09:56 X

    La doléance du père de la ministre, avant qu'elle soit ministre, a été bien satisfaite par le Sultan de l'enclos. Pourquoi les autres castes ethniques n'ont jamais connu le portefeuille de ministre. Les griots par exemple. Pourtant, même sans le moindre diplôme, ils font bien l'affaire.