24-11-2014 18:45 - F.C Nouadhibou : Njoya Mezak où l’intrigue d’un système de jeu !
Mohamed Feily dit Antar - Les Champions en titre de F.C Nouadhibou se sont inclinés 1 à 0, ce samedi 21 octobre 2014, au Stade Olympique de Nouadhibou sur le score de 1 à 0 devant l’équipe de l’ASAC Concorde qui a obtenu la victoire grâce à un exploit individuel de son attaquant Mama Niass.
Au-delà de la victoire de l’ASAC Concorde, qui lui permet de continuer à partager la 1ère place du championnat avec l’ASC Snim, c’est le jeu proposé par l’équipe de F.C Nouadhibou qui intrigue et fait ressortir de nombreuses interrogations sur la manière dont NJoya Mezak coache les champions en titre.
On peut comprendre qu’une équipe en déplacement soit prudente et adopte un schéma défensif mais ce qui a été fait, ce samedi, par le technicien camerounais dépasse l’entendement et montre ses limites au pire son incapacité à proposer des réelles schémas tactiques.
Pour les nombreux supporters du club orange, qui avaient fait le déplacement au Stade Olympique de Nouakchott, pour assister à ce duel au sommet la pullule aurait été très dure à avaler parce que NDoya n'a été battu par l’ASAC Concorde mais plutôt par son système de jeu craintif et ultra-défensif qui n’a pas permis à son attaque d’être à la hauteur. Njoya a aligné son équipe suivant le système 4-4-2 compréhensible quand on joue contre une équipe comme l’ASAC Concorde qui a tendance à monopoliser le ballon et partant avoir la possession. Soit.
Seulement dans ce système, NJoya a aligné de terrain quatre défenseurs ou presque : Semete et Babacar, deux milieux défensifs, et Mamadou Wade et Salé Traoré, deux défenseurs. Ceci pendant que deux joueurs offensifs, Cheikh El Bou (Bébé) et Moctar (Yarba), étaient sur le banc de touche. Avec cette configuration, on pouvait aisément comprendre le dépit du très bon attaquant Ghanéen, Edem, qui se démenait comme un diable pour essayer de trouver des ballons en vain.
L’absence sur le terrain de véritables pourvoyeurs de ballons a facilité le travail des défenseurs de l’ASAC qui ont passé une soirée tranquille et ce n’est la faute du ghanéen, Edem.
Pendant ce temps, Njoya sur la touche n’a apporté les changements que durant le dernier quart-heure privant ainsi son équipe d’un retour au score possible et même peut-être d’une victoire. Autant on comprend le souci des responsables du club de rajeunir leur effectif en puisant du centre de formation autant on ne comprend pas les systèmes adoptés par cet entraîneur étranger grassement payé.
Certes avec l’équipe, il a remporté le titre de champion l’année dernière, un peu en dehors du terrain grâce un errement administratif de l’ASAC Concorde, mais jusqu’à présent il n’a vraiment rien démontré. Pire avec lui l’équipe qui pratiquait un football attrayant à même perdu son âme avec son jeu... A ce rythme, la finale de la Super Coupe prévue le 28 novembre devant l’ACS Ksar, en pleine bourre, ne risque pas d’être reluisante pour les Oranges.
Mohamed Feily dit Antar
