08-09-2024 17:16 - Réfléchissons ensemble à comment déjouer le piège tendu par l'Europe et transformer l'essai en aubaine pour la Mauritanie ?

Réfléchissons ensemble à comment déjouer le piège tendu par l'Europe et transformer l'essai en aubaine pour la Mauritanie ?

DÉJOUONS LE COMPLOT

L’imminente arrivée à Nouakchott du Premier Ministre espagnol, Pedro Sanchez, et les non-dits de la mission secrète dont il est chargé par ses pairs européens, soulèvent une grande inquiétude chez tous ceux, qui aiment la Mauritanie.

Acculé par les événements et les échéances politiques, et soumis à une triple pression : celle d'une immigration massive qui frappe déjà l’Europe, d'un crime organisé transcontinental et d'un trafic de drogue déstabilisant le continent comme une lame de fond, l’émissaire européen se présentera tout sourire, en voisin et grand ami. C'est le jeu classique de leur diplomatie.

Il viendra sans doute avec des promesses séduisantes, du moins en apparence, relayées par une voix douce et bien féminine, celle d’une diplomate soigneusement choisie pour l’occasion, histoire de bien jouer sur nos faiblesses sentimentales et, surtout, pour mieux enrober le venin et faire passer la pilule mauritanicide.

Cependant, en examinant « ces engagements » de plus près et avec lucidité, au-delà des émotions et des intérêts égoïstes (corruption), nous réaliserons finalement que tout ce tapage n’est qu’illusion et artifice, surtout face aux menaces graves qui pourraient peser sur notre pays.

L’immigration pour un pays multiracial, comme le nôtre, divisé, corrompu, fragile, et, en plus trop ouvert, est pire que tout. C’est le coup de grâce, qui pourrait achever notre pays considéré par les étrangers, comme un nouvel Eldorado, depuis l’annonce pompeuse des découvertes de gaz, de l’or, de l’uranium, de l’hydrogène vert, du carbone bleu, ...

L’invasion étrangère, au-delà de son incommensurable coût économique (travail au détriment des nationaux, sortie de devises,…) et social (eau, électricité, écoles, santé, nourriture, …) diluera la modeste population autochtone dans une marée humaine sans limites, changera à terme, par substitution démographique, la majorité du pays, qu’elle soit religieuse (nombreux parmi eux ne sont pas musulmans), culturelle ou politique - puisque un homme équivaut à une voix et qu’il est aisé de se payer des pièces d’état civil dans un état corrompu -, attisera les crimes en tout genre, surtout racistes (meurtres, viols, vols), et instaurera un climat délétère et insurrectionnel entraînant émeutes et pillages en permanence...

Les européens veulent que nous soyons leur poubelle et que nous accueillions, et pour toujours, tous ces marginaux (homosexuels, toxicomanes, grands criminels et autres récidivistes), dont ils ne veulent pas, tous ces apatrides inexpulsables, car leurs papiers ont été brûlés en mer pour rendre impossible leur retour au pays d'origine, faute de pouvoir l’identifier...

Rocard avait dit que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, on pourrait y ajouter, que notre pays ne peut pas, non plus, accueillir toute la merde de l’Europe.

On peut coopérer avec l’Europe, à l’ultime condition que l’intérêt soit bilatéral, par exemple, en vue de fermer hermétiquement nos vastes frontières devant l’immigration illégale, le crime organisé et la drogue, qui déstabilisent le vieux continent.

Mais, encore faut-il que les européens concèdent de payer l’addition et d’apprécier à sa juste valeur, et non au rabais, cette précieuse prestation d’Etat ?

TRANSFORMONS L’ESSAI EN AUBAINE POUR LA MAURITANIE

Les européens ont besoin de nous, plus que nous en avons besoin.

Deux lignes rouges à ne pas franchir :

- Non, à l’accueil des expulsés d’Europe

- Non au rôle de petit supplétif colonial agissant par procuration, contre des pays frère et voisins.

Ce que la Mauritanie doit déclarer haut et fort à l’Europe, c’est qu’elle est prête à s’engager à bloquer l'immigration à ses frontières, mais uniquement à la condition que l’Europe assume seule le fardeau financier nécessaire pour rendre ces frontières infranchissables. Pour cela, il faut suréquiper nos forces armées et de sécurité par les avions, les radars, les drones, les missiles,…

Pour cela, nous avons besoin de transfert technologique pour produire, à partir de notre fer, des drones, des missiles, des blindés, des automobiles, des fusils, des pièces détachées… Pour cela, il faut recruter, constituer, former et équiper une armée électronique de quelques milliers d’ingénieurs.

Pour cela, nous avons besoin de transfert technologique pour produire à partir de notre uranium de l’énergie nucléaire pour pouvoir équiper nos frontières de barrières électrifiées et de mines… Pour réussir, cette mutation nous avons besoin de l’Europe pour rejoindre à nouveau le Sénégal frère au club privilégié des PPTE, et pouvoir espérer bénéficier d’une éponge totale de la dette, qui, de l’avis des spécialistes, semble indispensable au décollage de notre pays.

Enfin, les européens peuvent, s’ils le décident, nous débarrasser de cette double calamité d’usure et de forfaiture, que sont la banque mondiale et le FMI, qui n’ont laissé, là où ils passent, à commencer par chez nous, que larmes et misère.

Parallèlement, nous devons, au nom d’un multilatéralisme plus que jamais nécessaire, rassurer nos frères sahéliens les plus proches d’une part, et continuer d’autre part, à développer notre partenariat militaire avec la Chine, les USA, la Russie, la Corée du Nord, la Turquie, l’Iran et l’Algérie afin d’édifier une grande armée millionnaire. Ça devrait, avec l’autosuffisance alimentaire, être le second objectif du deuxième mandat présidentiel.

Autrefois, bien que dépourvus d'infrastructures et de moyens, nous avions eu un État fort. Un État qui osa réviser les accords avec l'ancienne puissance coloniale, nationaliser ses richesses, créer une monnaie forte, mener des guerres et une diplomatie active, et cela grâce à la présence d’un Grand Homme à sa tête : Mokhtar (Allah Yarhmou).

L’histoire nous a appris, depuis la création du premier État Islamique jusqu’à aujourd'hui, qu’un État solide repose avant tout sur un homme fort et juste à sa tête. De Gaulle, Staline, Churchill, Mao, Tito, et plus près de nous, Nasser, Fayçal, Boumediene, Saddam et Kadhafi (ALLAH YARHAM AL-MUSLIMIN), ont tous, à leur manière, construit des États puissants.

Aujourd'hui, de jeunes figures telles que le dynamique duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ainsi que le Général Abderrahmane Tiani, le Colonel Assimi Goita et le Capitaine Ibrahim Traoré, incarnent cette tradition de leadership fort qui façonne les nations en pleine transformation.

L’accueil en grande pompe réservé exclusivement au président malien Assimi Goita par le président chinois Xi Jinping, qui s'est déplacé personnellement pour l'accueillir à l'aéroport lors du dernier sommet afro-chinois, illustre à quel point le courage, même venant de jeunes leaders de pays modestes, peut susciter le respect et imposer l’estime, y compris parmi les puissances mondiales.

« La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même. » avait averti à la vieille de la seconde guerre mondiale le Président américain Franklin Roosevelt.

Et de lui emboiter le pas, le Premier Ministre britannique Winston Churchill en lançant « La peur est une réaction. Le courage est une décision. »

C’est dans la tête, que ça se passe, alors, Libérons-nous et Décidons.

Mohamed Ahmed BABA AHMED SALIHI

Candidat indépendant aux Présidentielles 2007

2eme Vice Président de l’Union des Anciens Candidats à la Présidence de la République - UACPR

CONSULTANT INDÉPENDANT





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Source : Mohamed Ahmed
Commentaires : 4
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Commentaires (4)

  • Mortel (H) 09/09/2024 12:23 X

    Excellent Article macha’ ALLAH Je me souscris totalement à la proposition du compatriote Mowatin sur la nécessité de trouver un Cadre institutionnel (pourquoi pas le Conseil économique ?), dans lequel les Anciens Candidats puissent se retrouver, échanger, faire un rapport de propositions, et pourquoi pas conseiller le Président de la République. Une Structure à créer ou à récupérer parmi les nombreuses existantes, dont on entend presque jamais parler, sauf pour réclamer leur gros budget, pour éviter justement que les sujets nationaux stratégiques et trop sensibles ne soient pas déballés sur la place publique, mais ça c’est de la responsabilité directe de Ghazwani ou de son nouveau PM.

  • mdmdlemine (H) 09/09/2024 09:21 X

    Un grand intellectuel silencieux malheureusement marginalisé comme plusieurs autres qui auraient pu bien servir la patrie par leur riche savoir et leur honnêteté intellectuelle et morale. Recevez toute ma considération et tout le respect. Ne vous plaignez pas de votre sort, dans cette République destinée aux médiocres et aux prévaricateurs

  • diargua (H) 09/09/2024 08:51 X

    Mr le consultante sachez une fois pour ttes et c est important que les candidats n arrivent jamais a destination avec leurs documents d identificación (par peur d etre retournes). Ils detruisent et hop dans l ocean. Par ailleur votre article kilimadiaro n a rien de productos ni informatif en terme d approche politique.

  • Mowatin (H) 08/09/2024 19:08 X

    Pertinente Analyse d’un patriote passionné qui a laissé aller librement sa plume et sa pensée au service d’un Etat Fort, mais Juste, qu’il appelle de ses vœux. Il a mis en garde les hautes autorités nationales contre le piège tendu par l’Europe au sujet de l’accueil des apatrides, dont elle n’en veut pas et qu’elle veut nous filer et qui risque de faire couler le bateau national. Dommages, qu’il n’y ait pas de Cadre institutionnel, plus restreint, comme ça se fait partout dans le monde, où les Anciens Candidats à la Présidence de la République peuvent rencontrer le Chef de l’Etat et le conseiller sans que les affaires sensibles de la Mauritanie ne soient étalées sur la place publique, comme c’est présentement le cas. Il n y a qu’en Mauritanie, où le Président est cloisonné entre quatre murs et entouré par un groupe réduit, qui ne veut le partager avec personne. Pourquoi, par exemple, ne pas réserver des institutions consultatives, comme le Conseil économique et social, exclusivement aux Anciens Candidats à la magistrature suprême ! Une chose est sûre, le mépris de ces personnalités nationales qui tirent leur légitimité du suffrage universel, par ailleurs hautement qualifiées, ne passe plus dans l’opinion. En tout état de cause, il serait judicieux pour les nouveaux Président Ghazwani et Premier Ministre Diaye de corriger cette injustice qui ternit l'image de la République, laissant ceux qui ambitionnaient de la gouverner être relégués sur la touche.