22-09-2024 15:14 - Solution du passif humanitaire : quel rôle pour Taya?

Solution du passif humanitaire : quel rôle pour Taya?

Le Calame - Chef d’un régime d’exception, élu et réélu 3 fois, sous la fraude et la contestation de l’opposition, en 1992, 1997 et 2003, Maawiya ould Sid’Ahmed Taya, a présidé aux destinées de la Mauritanie pendant plus de deux décennies.

De graves exactions, dont la description oscille entre le génocide et le crime contre l’humanité, au regard de la législation pénale internationale, appelées pudiquement passif humanitaire, ont été commises sous règne.

Renversé en 2005 et réfugié au Qatar, l’ancien chef de l’Etat peut il contribuer à la solution de ce douloureux problème, qui empoisonne la vie politique en Mauritanie depuis plus de 35 ans ?

En tous cas, cette option préconisée par le professeur d’économie, Mohamed ould Mohamed Hacen, validée par le Pr Lô Gourmo, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP) et éminent spécialiste du droit, dans un document largement diffusé à travers les forums de cadres et sur les Réseaux Sociaux.

Homme politique très engagé, Professeur de droit en France et avocat inscrit au barreau de Mauritanie, maître Lo estime « qu’en tant que chef de l’Etat de l’époque, M. Maawiya ould Taya, assume une lourde responsabilité dans le passif humanitaire. En tant qu’homme d’Etat, soucieux du destin de sa nation plurielle, il peut aider à ouvrir la voie historique du règlement définitif de cette tragédie humaine sans nom, en complétant la démarche patriotique du président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, notamment en déclarant sa compassion pour les victimes et leurs ayants droit, en s’inclinant devant leurs mémoires, et en demandant pardon pour les méfaits commis sous son autorité. Le pardon grandit celui qui a le courage de le demander, surtout pour une si grande cause nationale ».

Dans son post, le Pr Lô « apprécie hautement une telle démarche qui ne doit rien laisser dans l’ombre: ni au premier chef, la voix des victimes qui réclament justice depuis des décennies, ni celle des’sages et des hommes de bonne volonté, ni celle de l’Etat, au nom de qui et par qui ces horreurs ont été commis ont été commises. Il ne faut rien négliger dans la recherche du règlement juste et équitable de ce dossier de feu et de sang, cette tragédie sans nom qui empoisonne notre vie commune et compromet à tout moment la paix et la stabilité du pays ».

Dans un discours prononcé le 29 juin 2007, le président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, reconnut que des mauritaniens furent victimes « de graves violences », présenta ses condoléances aux familles des victimes et demanda pardon au nom de la République. Les présumés auteurs de ces crimes sont protégés de toutes poursuites judiciaires par la loi d’amnistie 93.23 du 14 juin 1993, dont les associations de victimes et les ONG de défense des droits humains réclament l’abrogation.

La démarche préconisée par Mohamed ould Mohamed Hacen et validée par le Pr Lô Gourmo, s’inscrit dans le cadre d’une problématique globale, une règle générale par rapport au traitement de faits graves, contraires à l’ordre public et même à l’ordre humain tout simplement, interdits par les lois nationales et les conventions internationales, dont le règlement à travers le temps et l’espace,´s’est fait dans le cadre d’une justice transitionnelle, organisée sous différentes formes (Afrique du Sud, Maroc….) pour déboucher sur une formule consensuelle, conforme au devoir de vérité, de justice, la réalisation ouvre la voie au pardon et à la réconciliation.

Amadou Seck





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 1
Lus : 2755

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • mystere1 (F) 23/09/2024 10:15 X

    Il était, une fois, MOSAT, cet ex-dirigeant, qui avait régné, en un temps d'or dans cette Mauritanie, dont, beaucoup de citoyens, en avaient bien profité, des ressources, gagné, bien, leurs vie, à savoir, de compter, depuis la classe sociale, la plus pauvre, jusqu'aux riches, mêmes les étrangers, louaient, cet ancien président, en disant, "qu"ils gagnaient, bien leur vie, sous l'ère Taya ! je fais partie de la génération, de ceux, nés de la decennie 80, et en son accession, en 1984, je n'avais qu'un an, selon les dires, mais, on peut retenir de beaux souvenir, en son règne, qui aussi, mouvement, vers la fin, de son temps de diriger, par des malheurs, mais l'histoire, n'oubliera jamais, les années rouges de (88-89), voire vers 90, qui entacha son règne, et le diabolisa, à cause des diables humains, qui l'entouraient, et le conseillaient, en mal ! dommage, l'on dit, que c'est un bon homme, qui aimait, ses concitoyens noirs, comme ses frères, mais, ses cousins confrères nasseristes, et autres prosadam, ne l'ont pas lâché, en l'enfonçant, jusqu'à le mener, aux précipices ! dont, aujourd'hui, selon des témoignages comme écho, qu'il regrette sincèrement, ce passé, dont, si c'était en son pouvoir, cela n'aurait pas eu lieu ! hélas, ce passé, a laissé, des sequelles, ainsi, donc, pour se racheter, avant la fin de ses jours, Taya, doit s'excuser, devant tout le peuple, et particulièrement, à l'égard des victimes de ces années de braises passées ! même si, l'on doute fort bien, que ces veuves et orphelins, ne le pardonnent, pas ! à moins que l'on a grand coeur, du côté de Dieu, LUI, IL Pardonne, à Ses Serviteurs, mais le grand souci, est Qu'Il Ne Pardonne pas, de péchés non pardonnés entre ses Créatures, elles mêmes, en particulier, entre humains et humains, donc, vraiement Maawouya, doit avoir de grands souci de conscience, je me demande, comment, il fait pour dormir, la conscience tranquille, même si, ces intentions du passé, étaient, bonne, malgré, l'influence diabolique des racistes de son entourages, qui voulaient, le monter, contre les noirs de ce pays ! au final, on n'accuse, que le dirigeant, lui même, c'est pourquoi, ces erreurs du passé, de Taya, doivent, être une leçon, à tous dirgeants du monde !, et en particulier, à ses successeurs!, on connait, déja le cas, de MOAZ! qui paye, de ses crimes économiques ! sACR2 Taya ! la vie n'est rien, il suffit, juste, de regarder, sa mine chétive, sur cette photo, pour savoir, que Dieu, Seul, Donne le Pouvoir, à Qui, Il Veut, Selon, Ses Propres Raisons Sages ! donc, uen leçon, pour tout humain, qui doit, se ressaisir, se calmer, et songer, à la mort, surtout, à ces tyrans de dirigeants du monde, qui oublient, qu'ils sont, des mortels, dès fois, sous le poids de l'influence d'Ibliss le Maudit !