19-02-2026 14:45 - Les pastèques mauritaniennes bloquées aux portes du Maroc

Les pastèques mauritaniennes bloquées aux portes du Maroc

BLADI -- Malgré une forte demande liée à l’approche du ramadan, les pastèques mauritaniennes n’arrivent pas à intégrer le marché marocain. En cause, des droits de douane jugés prohibitifs qui poussent les exportateurs à se tourner massivement vers l’Europe.

Si les deux gouvernements ont récemment scellé un accord autorisant ce commerce transfrontalier, les conditions tarifaires actuelles rendent l’opération financièrement non rentable.

Les frais douaniers s’élèvent à près de 90 000 dirhams par conteneur de 24 tonnes, propulsant le prix de vente final hors de portée des consommateurs locaux. Résultat : après une première tentative déficitaire l’an dernier, les expéditions vers le Royaume sont totalement au point mort cette saison.

Cette situation frustre les producteurs basés en Mauritanie – parmi lesquels figurent de nombreux investisseurs marocains – qui rappellent que leur récolte précoce ne concurrence nullement la production nationale marocaine.

En attendant une éventuelle révision à la baisse de ces taxes, cette production certifiée trouve un débouché fluide et lucratif dans l’Union européenne. Les exportateurs y expédient actuellement plusieurs conteneurs par jour, la demande continentale restant très forte pendant le ramadan malgré des températures hivernales.





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Source : Bladi - Maroc
Commentaires : 1
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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 19/02/2026 15:45 X

    Durant les dernières années, qui furent de sècheresse au Maroc, des mesures furent prises pour limiter la production d'une culture forte consommatrice en eau., Les agriculteurs sont venus cultiver la pastèque en Mauritanie. Les mêmes, associés aux mauritaniens qui ne sont que commerçants, ont vu l'intérêt de l'export direct en Europe. Le marché marocain n'ayant été solvable que par des incitations et subventions indirectes pendant la période de sécheresse. Quant aux tarifs douaniers , ils sont prémédités au Maroc où l'administration sait ce qu'elle fait. Contrairement à la Mauritanie où les tarifs sont parfois intempestifs, circonstanciels et économiquement mal calculés.