26-03-2026 09:56 - "Plus grave crime contre l'humanité" : la Mauritanie salue la résolution de l’ONU sur la traite des esclaves africains
AMI -
Le commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile a salué, dans un communiqué de presse dont l’Agence Mauritanienne d’Information a reçu une copie, la résolution historique de l’Assemblée générale des Nations Unies, annoncée à New York ce mercredi 25 mars 2026, classant la traite des esclaves africains comme le « plus grave des crimes contre l’humanité ».
Le commissariat considère cette résolution comme ” représente une victoire morale majeure pour la mémoire collective et une étape décisive vers une justice internationale globale”.
Voici le texte de ce communiqué :
“Célébrant une déclaration historique contre l’esclavage et avec une conscience profonde de la responsabilité historique, nous saluons, au sein du Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, annoncée à New York ce mercredi 25 mars 2026, classant la traite des esclaves africains comme le « plus grave des crimes contre l’humanité ».
Cette proclamation officielle représente une victoire morale majeure pour la mémoire collective et une étape décisive vers une justice internationale globale. Elle vient confirmer une vérité immuable : l’esclavage, sous toutes ses formes, demeure une violation flagrante de la conscience humaine exigeant une condamnation internationale ferme.
Cette reconnaissance internationale trouve un écho particulier dans notre pays, qui a franchi des étapes de géant dans la protection des droits fondamentaux et la préservation de la dignité humaine, conformément aux hautes orientations de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Bien avant cette déclaration, nous avions placé la lutte contre l’esclavage au sommet de notre édifice juridique et souverain :
• Consécration constitutionnelle : L’esclavage a été inscrit dans la Constitution en tant que crime contre l’humanité, traduisant une volonté politique inébranlable de tourner définitivement la page des séquelles du passé ;
• Imprescriptibilité du crime : En vertu des lois nationales, ce crime est imprescriptible. Cette disposition légale garantit que le temps n’efface pas la responsabilité pénale, assurant ainsi qu’aucune violation de ce type n’échappe à la sanction ;
• Cadre institutionnel efficace : Des mécanismes institutionnels et judiciaires spécialisés ont été activés pour éradiquer les formes contemporaines d’esclavage et promouvoir les valeurs d’une citoyenneté pleine et égale pour tous.
Tout en saluant cette décision historique des Nations Unies, nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts nationaux pour ancrer une culture des droits de l’homme fondée sur la justice sociale, l’inclusion et l’égalité des chances.
Cette déclaration onusienne renforce notre détermination à faire de la lutte contre l’esclavage un combat continu, non seulement au niveau national, mais aussi comme une contribution active à l’établissement des piliers de la paix et de la dignité au sein de la communauté internationale.
Nouakchott, le 25 mars 2026
CDHAHRSC”
