23-04-2026 16:27 - Affaire Fatimata Hamady Ba : la famille rejette (toujours) l’autopsie et annonce l’inhumation

Affaire Fatimata Hamady Ba : la famille rejette (toujours) l’autopsie et annonce l’inhumation

Le Calame -- L’affaire de l’assassinat présumé de Fatimata Hamady Ba continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique, alors que la famille de la défunte rejette catégoriquement les conclusions de l’autopsie et dénonce une gestion opaque du dossier.

Dans une déclaration faite ce mercredi, la famille rejette de nouveau les résultats de l’examen médico-légal, estimant qu’ils ne reflètent pas les circonstances réelles du décès. Elle annonce toutefois l’organisation des obsèques, prévues ce jeudi, avec une prière funéraire programmée à 16h à la mosquée Thierno Bamba, dans le quartier Arafat.

Les proches de la victime dénoncent par ailleurs une « campagne de calomnie » sur les réseaux sociaux, qu’ils jugent diffamatoire et attentatoire à la mémoire de la disparue. Ils appellent au respect de la dignité de Fatimata Hamady Ba et à la responsabilité dans le traitement de l’information.

Mercredi soir, une foule importante, composée en majorité de femmes, s’est rassemblée devant la morgue de l’hôpital national de Nouakchott. Les manifestants ont exprimé leur colère face à ce qu’ils qualifient de « blackout total » des autorités sur cette affaire, réclamant la vérité et la transparence.

À ce stade, la Direction générale de la Sûreté nationale n’a pas encore publié de communication officielle sur les circonstances du décès, alimentant les interrogations et les spéculations.

Dans un climat marqué par la tension et l’émotion, la famille exige l’ouverture d’une enquête «indépendante et transparente » afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui continue de bouleverser l’opinion publique mauritanienne.



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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 23/04/2026 18:44 X

    Voici un propos de la famille qui intrigue : "Les proches de la victime dénoncent une « campagne de calomnie »." Une femme se fait trucider et une certaine opinion n'attend pas pour la calomnier. Il n'y a pas de motif de recueil de propos choquants, de jugements de valeur indus ou illégaux sur la vie des gens pour la société MAURITANIENNE ? Les humanistes bondissants sont assurément au travail… Vous verrez cela dans une démarche constructive ou un article froidement documenté dans quelque temps. vous verrez que ce ne sera pas de la "friperie idéologique occidentale"… Ça viendra, pour cette fois-ci ou plus tard, mais ça viendra un jour, de la part de gens qui croient à quelque chose mais ne bondissent jamais.

  • ouldsidialy (H) 23/04/2026 18:11 X

    L'article signale que la police doit améliorer sa communication avec les usagers. Le ressenti "d'enquête opaque" de "black-out" sur l'information revient trop souvent. Après coup, on se rend compte que la police n'avait rien à cacher. Les fonctionnaires ont travaillé normalement mais de façon rigide. La rigueur n’empêche pas d'organiser l'accueil, l'écoute et de communiquer.

    1) Les voyous comme les politiciens exploitent ce manque de tact connu de la part de la police. L'intérêt d'une prise en charge émotionnelle des vraies victimes est de pouvoir créer une différence de traitement. L'usager normal n'est pas frustré, le politicien peut se faire renvoyer dans les cordes et le voyou est traité comme un voyou.

    2)"La famille exige l’ouverture d’une enquête « indépendante et transparente » : C'est une phrase de politicien, pas de famille éplorée !! On voit dans les faits divers les plus sordides et douloureux qu'il y a toujours un politicien ou une association qui bondit avant qu'on ne sache de quoi il s'agit. Pour cet aspect, les choses progressent : L’État judiciarise de plus en plus les tripatouillages des activistes alimentaires. Le danger est qu'avec des institutions immatures, la judiciarisation politique n'est jamais très loin. Entre risque d'injustice et anarchie civique des sahéliens, il faut savoir choisir !

    4) Une pratique devrait être bannie :lorsque le comportement de la police est blâmable (bavure, accident involontaire mais préjudiciable), l'habitude est d’acheter la douleur des victimes en faisant passer le marchandage pour de la générosité compassionnelle. La pratique est incitative pour les associations et activistes affamés, renforce la médiation tribalo-ethnique et la redevabilité de l'État envers elle, la cupidité populaire est stimulée et en définitive l'anarchie est confortée. Les indemnisations ou réparations de préjudices dont l'État est responsable doivent être judiciarisées !