27-06-2026 11:11 - Lettre ouverte à SEM. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani Président de la République Islamique de Mauritanie
Mohamed El hacen -- Excellence,
Il y a maintenant trois mois, nous avons déposé auprès de vos services un Livre blanc détaillant les faits, les préjudices subis, les droits que nous estimons avoir été lésés ainsi que les réparations que nous sollicitons.
Ce document avait précisément pour objet de permettre un examen serein et objectif de ce dossier.
À ce jour, aucune réponse, aucun retour, aucune suite ne nous ont été communiqués. Ce silence prolongé ne fait qu’accentuer le sentiment d’incompréhension et d’injustice.
Nous renouvelons donc respectueusement mais fermement notre demande : que toute la lumière soit faite sur les dossiers objet de notre livre blanc ;que les responsabilités soient établies, que les droits lésés soient reconnus et que les réparations appropriées soient enfin envisagées.
Je suis persuadé que les nombreuses lettres que je vous ai adressées au fil des années, le Livre blanc, le Livre des témoignages rassemblant les contributions d’une centaine de personnalités, ainsi que nos relations, nos échanges directs et indirects, nos actions et nos activités qui ont trouvé un écho pendant plus de deux mille jours sur l’ensemble du territoire national et à l’international, vous ont permis de cerner la valeur dé nos contributions nationales et là réalité de nos difficultés.
Tout cela vous a permis de constater l’arbitraire dont nous avons été victimes, mais aussi l’indifférence, la négligence et ce qui s’apparente à un oubli public injustifié, constaté et regrette par tous. Cette indifférence est parfois plus douloureuse encore que l’arbitraire lui-même, parce qu’elle est profondément humiliante.
Vous avez ainsi pu mesurer l’ampleur de notre situation ainsi que la destruction morale, physique, sociale et matérielle que nous avons subie là où nous espérions légitimement reconnaissance et gratitude.
C’est pourquoi je suis convaincu que vous comprenez parfaitement notre cas, nos difficultés et le caractère exceptionnel de l’injustice qui nous a été faite.
Je suis également convaincu que la résolution de ce dossier ne représente pas pour vous une difficulté insurmontable. Vous disposez de toute l’autorité, de tous les moyens et de toutes les capacités nécessaires pour y apporter une solution rapide et juste.
D’ailleurs, dès votre accession à la magistrature suprême, vous avez su résoudre de nombreux dossiers concernant des citoyens confrontés à des situations comparables, parfois plus complexes et moins fondées que la nôtre.
Plus récemment encore, vous avez démontré votre capacité à traiter des questions nationales particulièrement sensibles et anciennes.( Dettes Kuwait- Corona - Extreme pauvrete- Salafistes - Flam- Dialogue Moussa Fall- Biram avantages et salaires indus..,)
Certains pourraient objecter que l’importance de ces dossiers explique que vous n’ayez pas encore trouvé le temps de vous pencher sur le nôtre. À cela, je répondrai qu’en pleine conscience de l’immensité des responsabilités qui pèsent sur vos épaules, j’ai attendu six longues années avant de soulever la moindre pierre de la montagne d’arbitraires, de violences et d’injustices que nous avons subis au cours des seize dernières années.
Durant toute cette période, j’ai choisi de consacrer mon temps, mon énergie, mes efforts et ce qui me restait de mes biens non spolies à soutenir votre entreprise nationale, plaçant l’intérêt général au-dessus de mes souffrances personnelles.
Aujourd’hui, après tant d’années de patience, de retenue et de confiance, nous espérons simplement que justice nous soit rendue, que notre dignité soit restaurée et que cette épreuve trouve enfin une issue conforme aux principes d’équité et de droit auxquels vous êtes attaché.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
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Mohamed Ould Mohamed El Hacen
Président- fondateur de l’Institut
2 Ires et de l’Initiative TEBRI
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22 juin 2026
